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Espace CIEQ

Cet espace est un vaste chantier visant à mettre en valeur les principales productions scientifiques du Centre telles que les nombreuses bases de données empiriques fomentées au cours des années. Cette mise en valeur est progressive et s'étendra au cours des mois à venir à d'autres projets, notamment à l'Atlas historique du Québec.

L'Espace CIEQ est présentement en construction. Vous pouvez accéder à la section dédiée aux bases de données et aux expositions virtuelles en cliquant ici.

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Avertissement

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Depuis 1993, les chercheurs du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) se joignent afin d’étudier les changements sociaux et culturels au Québec.

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Midis du CIEQ (CIEQ-Laval)

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348,5 Ko
  
Mardi 4 avril 2017 à 12h
Pavillon De Koninck, local 3244, Université Laval
 
Boire et manger à l’école: une histoire d’éducation à la vie en société
Conférence de
Didier Nourrisson
En France, à partir du milieu du XIXe siècle, les cantines scolaires se sont multipliées pour répondre aux besoins physiologiques des enfants. Avec la réforme de Jules Ferry de la fin du XIXe siècle, un besoin d’éducation à la vie en société s’est développé sur des principes d’hygiène et de civilité. Il a fallu apprendre à boire et à manger. Dans la classe comme dans les lieux de restauration, dans les programmes scolaires comme sur la table des repas. Avec un matériel adapté pour des nouvelles pédagogies actives: tableaux muraux, buvards, bons points. Après la Seconde Guerre mondiale et ses pénuries alimentaires, la formation au goût, à la santé, à la vie en société redouble. Une nouvelle technologie éducative triomphe: les films fixes d’enseignement. Elle accompagne la révolution du boire et du manger.

Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
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225,9 Ko
  
Jeudi 23 mars 2017 à 12h
5172, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
À la recherche des émotions dans les archives judiciaires
Conférence de
Eric Reiter
L’histoire des émotions s’est considérablement développée depuis l’appel de Lucien Febvre en 1941 de « reconstituer la vie affective d’autrefois ». Depuis lors, les historiens des émotions ont travaillé à identifier et à étudier ce que l’on appelle diversement des « communautés émotionnelles », des « émotionologies » ou des « régimes émotionnels » du passé. Ce champ de recherche est à la fois prometteur et problématique pour les historiens, et en particulier pour les historiens du droit. Les émotions, éphémères et construites culturellement, mais avec une dimension corporelle significative, présentent des problèmes importants dans la critique des sources. Les archives judiciaires sont riches pour l’histoire des émotions, préservant des traces des sentiments passés, surtout dans les témoignages. Ces traces sont toutefois souvent obscures ou équivoques, oscillant entre subjectivité et objectivité, entre la sensibilité de l’individu et les normes  collectives.

Afin d’explorer et d’illustrer ces questions, nous étudierons une cause de la Cour supérieure de Québec de 1908. À la gare de Québec, une femme fortunée eut maille à partir avec un chef de train à propos de ses billets. Le chef l’importuna, ils échangèrent des mots, elle se sentit «insultée, vexée, lésée et mortifiée » par la conduite de l’homme, et finalement elle poursuivit la société de chemin de fer en dommages. Quels sentiments la femme éprouvait-elle ? Quelles étaient les normes de conduite en jeu dans cette cause ? Comment ces sentiments et ces normes se lisent-ils à travers les sources ? Bref, où se trouvent les émotions dans les archives judiciaires ?

Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
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Mardi 21 février 2017 à 12h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Des vies offertes sur l’autel de la campagne: Les femmes de l’élite esclavagiste et le Sud urbain américain
Conférence de
Marise Bachand
Selon Mary Chesnut, la plus célèbre diariste du Sud confédéré, les longues périodes passées à la plantation signifiaient le sacrifice de sa «vie sur l’autel de la campagne». À l’instar d’un très grand nombre de femmes de l’élite esclavagiste, c’est en ville que Chesnut préférait vivre. Or, l’expérience urbaine de ces femmes blanches a été largement évacuée de la mémoire et des paradigmes historiographiques du Vieux Sud. Cette conférence examine les facteurs sous-jacents à cette amnésie collective et montre la centralité de villes comme Richmond, Charleston et La Nouvelle-Orléans dans la reproduction des rapports de genre au sein des familles de planteurs.
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392,1 Ko
  
26 janvier 2017 à 12h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Du Canada au Mexique: toponymes, migration des animaux et construction de communs continentaux
Conférence de
Matthew G. Hatvany
La géographie des lacs de l’Ouest canadien est ponctuée de toponymes associés à des noms de villes, d’États et d’acteurs américains. Ces désignations exogènes remontent aux années 1930, alors que l’une des plus importantes organisations environnementales – Canards illimités – lance le projet «The Lake That Waits». En réponse au Dust Bowl et à la chute importante de la population sauvagine qu’il provoque, ce projet a suscité un investissement massif de la part de sauvaginiers américains pour la conservation des terres humides canadiennes. De nouveaux toponymes allaient en retour témoigner de cette connexion à la fois culturelle et écologique entre américains et canadiens. D’aucuns pourraient alors conclure que ces changements de toponymes, au nom de la conservation, ont participé à la colonisation du territoire canadien. Replacée dans ses contextes historiques et écologiques, l’utilisation de toponymes étrangers peut toutefois être interprétée différemment. Cette conférence montrera ainsi comment, dans une optique postnationaliste, l’utilisation de toponymes étrangers a été l’occasion d’une mobilisation concertée entre les sauvaginiers canadiens et américains afin de créer un système de gouvernance continental, lequel a permis l’introduction de changements
environnementaux et culturels majeurs visant la conservation de millions d’hectares de terres humides.

Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
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15 novembre 2016 à 12h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Pour une histoire de l’exil des collaborateurs français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
Conférence de
Marc Bergère
Longtemps objet de presse ou de littérature à sensation, la question de l’exil des collaborateurs et autres criminels de guerre européens au lendemain de la Seconde Guerre mondiale s’ouvre aujourd’hui aux historiens. Concernant les Français, qui ont fui l’épuration, on dispose désormais d’études de références sur la Suisse (L. Van Dongen) ou l’Irlande (D. Leach, S. Carney). S’appuyant sur la publication récente d’un livre autour de ce sujet (Marc Bergère, Vichy au Canada. L’exil québécois de collaborateurs français, Montréal, PUM, 2016) et de nouvelles recherches personnelles (en particulier sur l’Argentine à l’aide des archives diplomatiques), cette conférence dressera, entre bilan et prospective, l’état actuel des connaissances au sujet des collaborateurs français exilés après 1945. La conférence visera notamment à répondre à des questions simples: Quelles sources? Pour quelle histoire? Combien? Où (voies, itinéraires)? Comment (réseaux, filières, passeurs, «accueil collabo»)?
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25 octobre 2016 à 12h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Les parlementaires et la ville à Toulouse (1680-1830)
Conférence de
Nicolas Marqué
Les villes de parlement françaises avaient pour particularité d’être dominées par un groupe social qui leur était propre durant l'Ancien Régime : les magistrats qui officiaient dans les institutions administratives et judiciaires locales.

La puissance des réseaux des parlementaires se traduisait à la fois dans la société et dans l’espace urbain, tout particulièrement à Toulouse où le parlement était établi depuis le XVe siècle.

La suppression brutale des parlements lors de la Révolution française annonçait la ruine de la ville aux yeux des contemporains, pourtant celle-ci reprit très vite sa croissance. De nouvelles élites avaient-elles remplacé les parlementaires ou ceux-ci s'étaient-ils adaptés à un nouveau contexte ?
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22 septembre 2016 à 12h
5242, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La sorcellerie en Nouvelle-France
Conférence de
Stéphanie Pettigrew
Bien que la mémoire de Salem ait marqué l’image que l’on a de la sorcellerie en période coloniale, la Nouvelle-France était loin d’être libre de sorciers et de sorcières. En plus de ses maigres possessions matérielles, le peuple qui a colonisé le pays importa aussi la croyance que le monde qui l’entourait était influencé par le spirituel—et notamment par ceux qui leur voulaient du mal par l’entremise de la sorcellerie. Quelles étaient les étapes mises en place par la jurisprudence française pour contrôler la magie pratiquée par ceux qui étaient mal intentionnés? Par ailleurs, quand et comment les gens en Nouvelle-France avaient-ils recours à la magie pour les aider? À partir de l’exemple de Montréal, cette présentation montrera comment la magie était perçue comme un moyen par lequel le peuple prenait contrôle de lui-même.
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12 avril 2016 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
La présence canadienne-française au Détroit du Lac Érié, 1763-1867: ruptures et continuités
Conférence de
Guillaume Teasdale
Cette présentation examine l’histoire des Canadiens français du Détroit du Lac Érié après la fin du régime français dans le Pays d’en Haut. À plusieurs égards, les peuplements canadiens-français de Détroit ressemblaient aux seigneuries de la vallée laurentienne; c’était particulièrement le cas entre les années 1730 et 1750, durant lesquelles un système seigneurial commençait à prendre forme. Or, l’histoire de cette présence canadienne-française, qui se trouve au carrefour de différentes historiographies (histoire coloniale nord-américaine, histoire canadienne-française, histoire amérindienne, etc.), demeure peu étudiée et, par conséquent, mal comprise.

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31 mars 2016 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Marcel Trudel: l'homme et l'historien
Conférence de
François-Olivier Dorais
Figure d’avant-scène du renouveau historiographique québécois de l’après-guerre et de l’essor des sciences historiques à l’Université Laval, universitaire d’institution et citoyen engagé dans la vie publique de son temps, Marcel Trudel demeure l’un des historiens les plus importants du Québec contemporain, tant par sa longévité (plus de 60 ans de vie intellectuelle active) que par l’abondance de sa production scientifique (près d’une cinquantaine d’ouvrages érudits). Qu’il s’agisse de ses travaux fondateurs sur le régime anglais à l’aube de sa carrière, de sa monumentale Histoire de la Nouvelle-France ou encore de ses Mémoires d’un autre siècle, qui offrent un précieux témoignage sur le XXe siècle québécois, son oeuvre prend un relief historique d’une grande richesse pour le chercheur en histoire intellectuelle; il faut la lire comme une fenêtre ouverte et privilégiée sur la recomposition du champ historiographique québécois en amont de la Révolution tranquille et sur les aspirations et les attentes spécifiques qui se condensent chez ses historiens de métier.

Et pourtant, l’homme et l’oeuvre restent à ce jour relativement peu étudiés, sinon sous les traits convenus de l’historien iconoclaste, déboulonneur de mythes et apôtre d’une histoire résolument « objective » érigée en opposition à l’histoire édifiante de ses prédécesseurs. Cette réception, d’un manichéisme plus commode qu’avéré, se double aussi d’une sorte de déclassement de Trudel dans notre mémoire disciplinaire, déclassement qui tiendrait au positivisme et au rationalisme un peu froid de ses analyses, si ce n’est à l’impression d’une oeuvre inféconde lorsqu’on la compare aux hypothèses novatrices et globales d’un Michel Brunet ou d’un Fernand Ouellet, qui ont davantage retenu l’attention de nos historiographes. Pour combler ces lacunes, nous nous proposons dans cette conférence, en prenant appui sur un dépouillement récent du fonds d’archives de l’historien, de plonger plus en profondeur dans son itinéraire personnel et intellectuel afin de mieux en cerner la singularité. En effet, son positionnement générationnel et épistémologique n’est pas moins passionnant que l’oeuvre sur laquelle elle jette un éclairage particulier.

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11 février 2016 à 12 h
5242, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
L’enseignement privé dans la France de l’entre-deux-guerres. Socio-histoire d’une mobilisation catholique
Conférence de
Sara Teinturier
L’enseignement catholique français ne semble pas un enjeu majeur pour la période de l’entre-deux-guerres. À distance du moment fort de la laïcisation de l’instruction (1880-1905) comme de la loi de contractualisation de l’État avec les établissements privés (1959), les années 1920 et 1930 polarisent le champ catholique d’abord autour des questions internationales et de politique intérieure partisane. Cette communication se propose d’interroger ce moment à l’aune de deux interrogations principales : le silence de la recherche académique française sur l’enseignement catholique, tout d’abord ; également, les reconfigurations du champ catholique sur l’institution scolaire dans les années d’entre-deux-guerres, témoignant de la forte pluralisation du catholicisme français dans ces années.

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28 octobre 2015 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Les voyages d’Amérindiens en France au XVIe siècle
Conférence de
Éric Thierry
Au XVIe siècle, il n’est pas rare de croiser un Tupinamba du Brésil ou un Montagnais du Canada dans une rue de Dieppe, de Saint-Malo ou même de Paris. En effet, plus de 187 Amérindiens font le voyage de France de 1505 à 1615. Ils arrivent pour devenir interprètes, pour consolider des alliances ou tout simplement comme esclaves, et découvrent la France, si la mort ne les emporte pas trop tôt. Puis, de retour en Amérique, ils deviennent des auxiliaires précieux des Français ou contrecarrent les projets de ceux-ci, en étant des partenaires redoutables car bien informés.
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15 octobre 2015 à 12h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Le vin et la viticulture au regard de la géographie
Conférence de
Guy Dorval
Fruit de la terre et du travail des hommes, le vin doit beaucoup à son terroir. De nombreuses civilisations ont des liens étroits avec lui, certaines l’ont diffusé et exalté lors de leurs pérégrinations, alors que d’autres l’ont restreint, voire interdit. Aujourd’hui produit de convoitise, de richesse et de commercialisation, le vin poursuit son périple et se laisse tout autant désirer. Poser un regard géographique sur le vin, c’est un peu faire un tour historique et géographique du monde. Le divin breuvage posséderait donc de profondes racines géographiques.
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26 mai 2015 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
How Many Solitudes? A Contemporary Perspective on Language Attitudes and Social Identities in Québec
Conférence de
Ruth Kircher
Much has happened since Hugh MacLennan referred to Quebec francophones and anglophones as “two solitudes”: there has been increased contact between French - and English-speakers, who in many cases learned each others’ languages; both language communities have diversified as a result of immigration; and also as a result of immigration, the francophones and anglophones have been joined by a growing community of allophones in the province. This talk presents the preliminary findings of an ongoing study that explores how many ‘solitudes’ there are now by investigating the differences between Quebec’s language communities in terms of their attitudes towards French and English, and in terms of their social identities as inhabitants of their cities, their province and their country.
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381,1 Ko
  
16 avril 2015 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Fiscalité et la découverte de la pauvreté à Montréal, 1885-1891
Conférence de
Elsbeth Heaman
Cette présentation explore l'histoire d'une révolte fiscale à Montréal durant les années 1880 et 1890. À la suite de l'épidémie de variole, les tensions politiques se sont soudainement concentrées sur les politiques fiscales prédatrices de la ville. Les Montréalais ont lancé une campagne de réforme fiscale progressive et dans le processus ils ont inauguré la modernité politique au Canada.
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26 mars 2015 à 12 h
5242, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Embers of Strife: D’Arcy McGee, Sectarian Conflict and the Future of Canada
Conférence de
David A. Wilson
This paper presentation examines D’Arcy McGee’s approach to Orange and Green tensions in mid 19th-century Canada. When he arrived in Montreal in 1857, McGee had already come out strongly against the Orange Order and revolutionary Irish nationalism. During his first years in the country, he viewed Orangeism as the greatest threat to the « new nationality » that he hoped to establish in Canada. The Orange Order, he argued, was a deeply divisive secret society which fanned the flames of religious conflict, and which opposed improved separate school legislation for English-speaking Catholics. With the rise of the Fenian Brotherhood, however, McGee increasingly believed that revolutionary Irish nationalism was an even greater danger to the country. He saw Fenianism as a conspiratorial, irreligious, immoral and counterproductive movement, which would set back the cause of reform in Ireland and produce an anti-Catholic backlash in Canada. As a result, he adopted an uncompromising anti-Fenian strategy that was intended to marginalize and isolate revolutionary Irish nationalists in Canada. At the same time, he came to feel that a compromise was possible with moderate elements of the Orange Order, in both the building of Canada and the attack on Fenianism. In taking this position, McGee angered many moderate Irish Catholics, and was deeply hated by the Fenians - to the point at which he was assassinated by a Fenian in 1868. His status as « Canada’s martyred Celt » stimulated Canadian nationalism, and heightened his reputation among constitutional Irish nationalists. But he remained a hate figure among the Fenians, and was treated with suspicion among many Orangemen. The « embers of strife » had been half-extinguished, but they did not disappear.
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19 février 2015 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Les intellectuels chrétiens en Amérique du Nord. Transferts culturels, réception et enjeux politiques du «réseau Maritain»
Conférence de
Florian Michel
Les intellectuels français Étienne Gilson (1884-1978) et Jacques Maritain (1882-1973) traversent l’océan atlantique pour la première fois au tournant des années 1920/1930. C’est là le point départ d’un transfert culturel entre la France, le Québec, le Canada et les États-Unis. La présentation voudrait développer quelques aspects de cet échange intellectuel à « double sens » : les enjeux de la « réception » - qui reçoit ? Comment ? selon quels filtres ? ainsi que les questions plus « politiques », puisque que l’on semble en effet parfois circonscrire les Maritain et Gilson dans le champ clos de la métaphysique et de la philosophie médiévale, alors que l’on trouve chez eux une pensée politique, façonnée par leur expérience nord-américaine, et des engagements citoyens, qui viennent aussi soutenir et illustrer leurs écrits.
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29 janvier 2015 à 12 h
5242, pavillon De Koninck, Université Laval
 
Louis Lorimier et le métissage Franco-Chaouanons au 18e siècle
Conférence de
Robert Englebert
Pierre-Louis de Lorimier a vécu sous les régimes français, britannique, espagnol et américain. Né à Kanesatake, il a établi son poste de traite dans la vallée de l’Ohio avec son père. Il s’est battu aux côtés des Chaouanons et des Anglais contre les Américains pendant la Révolution. Plus tard, il a aidé les Chaouanons et les Loups à se déplacer en Haute Louisiane espagnole. En fait, la vie de Lorimier était une série d’expériences de «zones de contact». En examinant sa vie à travers l’histoire des relations euro-amérindiennes et le prisme du métissage, cette communication abordera le flou des catégories ethniques aux marges des empires en Amérique du Nord au cours de la seconde moitié du 18e siècle.
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4 décembre 2014 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval, Québec
 
La dimension de la mondialisation francophone dans le démantèlement du Canada français et l’exemple du mouvement Richelieu (1960-1995)
Conférence de
Serge Dupuis
On connaît bien les dimensions nationales du recentrement des frontières de la nation canadienne-française sur celles du Québec et de la provincialisation des référents identitaires en milieu minoritaire à partir des années 1960, mais on ignore souvent la contribution simultanée de la mondialisation francophone au démantèlement du Canada français. La transfor­mation du Richelieu, passant d’un mouvement canadien-français à un mouvement francophone mondial, est particulièrement révélatrice à cet égard.
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16 octobre 2014 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval, Québec
 
Procurer la paix, le repos et l’abondance. Les officiers de plume en Amérique française (1669-1765)
Conférence de
Céline Melisson
Procurer la paix, le repos et l’abondance, écrivait Colbert à l’un de ses tous premiers représentants en poste au Canada, Jean Talon. Cette recommandation illustre, en quelques mots, la mission donnée aux 476 officiers, dits de la Plume, qui posèrent le pied sur l’un des territoires d’Amérique française entre 1669 et 1765. Dès la naissance du département de la marine, ces hommes sont alors intégrés aux deux intendances gérant les espaces compris entre Terre-Neuve et la Guyane. Au moment de la guerre de Sept Ans, un siècle plus tard, les intendances se sont multipliées et le nombre d’hommes du roi en poste a, lui aussi, fortement augmenté. Mais la France perd rapidement ses territoires nord-américains et le traité de Paris est le moment de dresser un bilan sur ces officiers qui ont incarné, pendant près d’un siècle, l’état colonial. Qui étaient ces hommes choisis par le roi ? Quels administrateurs pouvaient être envoyés aux xviie et xviiie siècles, de l’autre côté de l’Atlantique ? Quelle adminis­tration s’est alors dessinée dans ces espaces ayant en commun leur appartenance à la Couronne française ? Ces officiers ont été affectés dès les premiers temps de l’administration française (1669-1712), ils ont participé au fonctionnement de l’état colonial (1713-1739) et la fin de l’«empire français d’Amérique» (1740-1765) n’est autre que la fin de l’officier de Plume, qui devient dès 1765, un officier d’administration.
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24 avril 2014 à 12h
5325, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Entre clarté et noirceur. La vision du clérico-nationalisme québécois chez quelques voyageurs européens de la première moitié du XXe siècle, de Siegfried à Béguin
Conférence de
Gérard Fabre
Pour un intellectuel européen en visite au Québec, force est de constater l’emprise de l’idéologie clérico-nationaliste et la large adhésion qu’elle suscite, indépendamment des clivages politiques ou régionaux. Comment cette idéologie – en tant que projet cohérent en vue de l’action – est-elle perçue par des étrangers entre 1898 et 1953 ? Comment est-elle intégrée à leurs schémas explicatifs dans un sens plutôt positif jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale ? Pourquoi apparaît-elle nocive à beaucoup après la guerre ? À travers l’évocation de quelques cas, on posera la question de l’évolution générale du regard porté, de l’extérieur, sur la société québécoise.
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10 avril 2014 à 12h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Autoportrait du jésuite en citadin: Joseph-Papin Archambault face à l'urbanité du Québec, 1912-1923
Conférence de
Harold Bérubé
À partir de 1912, le jeune jésuite Joseph-Papin Archambault fait paraître, dans les pages du Devoir, puis dans celles de L’Action française, une série de textes sous le pseudonyme de Pierre Homier. S’appuyant sur des exemples tirés du quotidien, il y dénonce le sort du français dans la «Belle province» et tout particulièrement dans la métropole montréalaise. Au-delà de leur intérêt pour ce qui est des questions linguistiques, l’étude de ces textes permet de mettre en relief une urbanité mise en scène avec soin par un jésuite qui, malgré ses penchants conservateurs, est un citadin dans l’âme.
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13 février 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Paradigme, discours et la construction sociale de la nature : La croissance et l’érosion des marais salés du Saint-Laurent
Conférence de
Matthew G. Hatvany
Peu d’analyse a été accordée à la pensée scientifique, en particulier la rupture entre le paradigme de croissance des marais dans la période industrielle (1860-1980) et le paradigme postindustriel (1980-) d’érosion généralisée des marais dans le contexte de changement climatique. Comment expliquer cette mutation rapide et radicale d'interprétation? A-t-il été entrainé par des changements physiques de l’environnement, de nouvelles méthodes de recherche, ou des variables socioéconomiques?
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30 janvier 2014 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Écrire l'histoire de juifs du Canada français d'avant 1860
Conférence de
Brian Young
L’historiographie québécoise se singularise par l’importance considérable qu’elle accorde à l’étude des Juifs du Bas-Canada dans la période qui a suivi la Conquête. On peut en apprendre passablement en s’intéressant aux commerçants juifs de la première heure dans le Québec préindustriel, à la façon dont ils étaient perçus au sein de la communauté ou encore à l’élection du premier Juif à l’Assemblée nationale.

Crédits iconographiques:
Vitrail de la Synagogue Shomrim Laboker, rue Saint-Dominique, Montréal, vers 1895-1899
© Musée McCord, M2003.106.3.
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5 décembre 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
L’enquête-participation du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec (BAEQ) : débrouiller la mémoire trouble d’une expérience révolutionnaire
Conférence de
Dominique Morin
Le BAEQ inc. se présentait en 1963 comme une entreprise sans précédent, mandatée pour initier la planification du développement territorial de l’ensemble du Québec. Son enquête-participation devait associer la rationalité de chercheurs à une démarche démocratique impliquant la population dans des comités locaux d’aménagement. Or, en 1966, avant même le dépôt de son Plan Directeur, l’expérience était critiquée comme une entreprise néo-capitaliste, technocratique, et plus tard pseudo-scientifique, où la pratique de la participation avait été réduite à une consultation-manipulation. Le BAEQ devient ensuite dans la mémoire collective une preuve de l’implication de la population de la région dans son développement, l’animateur d’une prise de conscience «autodéterministe» et la source des idéaux des Opérations Dignité, le premier ennemi de la résistance rurale contre l’establishment de Québec et le repoussoir pour un développement régional endogène. Cette conférence propose de remonter à quelques précédents de l’enquête-participation du BAEQ, pour ensuite suivre la mèche de l’évolution de la participation dans la réalisation du projet révolutionnaire qui alluma les conflits autour de sa signification.

Crédits iconographiques :
Images fixes tirées du film
L'aménagement régional, 1965, 4 min.
Réalisation : Raymond Garceau, éditeur : Office national du film du Canada.
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28 novembre 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Travailleurs migrants temporaires au Québec : expériences migrantes et regards citoyens
Conférence de
Danièle Bélanger
Depuis le début des années 2000, le Québec reçoit un nombre croissant de travailleurs migrants saisonniers dans le secteur agricole. Notre analyse porte, d’une part, sur l’expérience de ces migrants en territoire québécois et, d’autre part, sur les représentations qu’un groupe d’acteurs-clefs résidents ont de cette population migrante. Effectuée en 2011 et en 2012 à l’Île d’Orléans, cette étude montre comment l’expérience migrante se caractérise par un sentiment d’exclusion sociale et de non appartenance. Les acteurs locaux, quant à eux, construisent les migrants comme une main d’œuvre de haute qualité, « invisible » socialement et qui relève essentiellement de l’entreprise privée.
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14 novembre 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
L'imaginaire familial à travers une correspondance Montréal-Walla Walla, 1880-1922
Conférence de
Sarah Hurlburt, professeure, Whitman College, chercheure invitée au CIEQ-Laval
En deux étapes entre 1859 et 1964, quatre frères Bergevin ont quitté la région de Montréal pour faire leur fortune dans l’Ouest des États-Unis. Ils prennent pied dans une Frenchtown lointaine située près de Walla Walla dans le Territoire de Washington. À partir du mariage du plus jeune en 1881, les lettres que leur envoyaient leurs sœurs, neveux et nièces restés au Québec ont été conservées. Le plus grand nombre provient de Sœur Marie-Augustin (de la congrégation des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie), née Victoire Bergevin, laquelle a passé la majorité de sa vie à enseigner dans des écoles loin de son «pays natal». Pour cette famille, le clivage migratoire se ressent comme une plaie restée à jamais ouverte, une absence conservée avec soin et attention pendant plus d’une génération. Leurs lettres participent à l’entretien d’une conception idyllique de leur famille dans sa première unité, un imaginaire familial construit à travers l’échange de photographies et de lettres et la répétition obstinée des souvenirs affectifs. Cet imaginaire persiste face à de multiples obstacles - non seulement la mort, la maladie et les distances immenses, mais aussi l’analphabétisme des frères et la disparition rapide du français chez leurs descendants. Un mouvement contradictoire s’impose : plus le moment de la séparation s’étend dans le temps, plus les moyens de communication et de transport s’améliorent, permettant ainsi une communication de proximité entre des parents de plus en plus éloignés.
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26 septembre 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Une histoire de la politesse
dans la longue durée: modèles,
approches et objets
Conférence de
Laurent Turcot
Il n’est pas rare d’entendre que la politesse se perd, que les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus, voire n’ont jamais eu, la décence et le savoir-vivre nécessaire pour former une société civile où prime le respect de l’autre. Une question s’impose : À quoi sert la politesse ? Y a-t-il des règles universelles à suivre ? Qui doit inculquer les règles à la jeune génération ? Une première question est à la base de toutes et c’est plutôt à celle-ci que les présentes contributions tentent de répondre : d’où vient-elle la politesse ? Il s’agit, comme plusieurs des éléments culturels qui fondent l’identité (individuelle et collective), d’une construction historique. Il convient, dans la présente conférence, de rappeler les différents modèles théoriques qui ont permis de penser la politesse et d’offrir des balises chronologiques pour comprendre cette histoire dans la longue durée.

Crédit iconographique :
Crossing a Dirty Street : 18th century. Hannah Humphrey © Museum of London.
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18 avril 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Le peuple du rivage. Le littoral nord de la Bretagne au XVIIIe siècle
Conférence de
Emmanuelle Charpentier
Partir à la recherche des sociétés littorales, sur les côtes nord de la Bretagne, au XVIIIe siècle, suppose d’abandonner les représentations qui valorisent tant le littoral aujourd’hui : jusqu’au début du XIXe siècle, le « désir collectif du rivage » n’en est encore qu’à ses balbutiements. Dans une société où prédomine la terre, l’attractivité de la mer est loin d’être une évidence, même sur le littoral. Cette communication est consacrée à cette « maritimité première manière » et aux relations complexes qu’entretient le peuple du rivage avec la mer, la terre et l’estran. Dans cette perspective, se pose le problème de « l’appel du large » qui pousserait de manière irrésistible les Bretons à prendre la mer. Au-delà, cela engage à s’interroger sur les spécificités des sociétés littorales, du Mont-Saint-Michel jusqu’à Brest, qui se distingueraient des sociétés de l’intérieur, celles de l’Argoat, tournées vers la terre et ignorantes des choses de la mer.
Au fil de l’étude se révèle la dimension que prennent les côtes nord de la Bretagne au xviiie siècle : espace approprié, vécu et exploité, à la charnière entre l’horizon maritime et l’horizon terrestre. Elles font figure d’enjeu au xviiie siècle tant il devient essentiel de préserver leurs ressources, de protéger leurs habitants des dangers véhiculés par la mer et de consolider les droits du littoral, niés dans les seigneuries agro-maritimes. Soit autant d’occasions pour le pouvoir royal d’affirmer son autorité dans un finisterre redécouvert à la fin du xviie siècle alors que se profile la « Seconde Guerre de Cent ans ». « Ceux qui fréquentent la mer », les marins des côtes nord de la Bretagne, sont devenus un rouage déterminant dans la lutte contre l’hégémonie maritime anglaise. Si tous sont soumis aux rythmes de l’océan, l’expérience de la mer diffère selon les trajectoires individuelles. Une fois débarqués, ils se fondent parmi les gens du littoral, à l’image de leurs femmes, ancrées à terre. Marins par intermittence et terriens dans l’âme, ils déploient, avec leur famille, des stratégies de (sur)vie pour faire face à l’absence, inhérente aux activités maritimes. Elles contribuent à brouiller les identités professionnelles et rendent perméable la séparation entre le monde des terriens et celui des marins. S’esquissent alors les contours de sociétés complexes et originales, ouvertes sur la terre et la mer selon de multiples déclinaisons, mais qui restent fondamentalement des sociétés de l’Ancien Régime.
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21 mars 2013 à 12 h
2419, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Construire sa maison, faire sa fortune; l'habitat urbain et les stratégies familiales à Montréal au XIXe siècle
Conférence de
François Dufaux, architecte et professeur adjoint à l'École d'architecture, Université Laval
L’incendie du 8 au 10 juillet 1852 à Montréal ravage un cinquième des maisons et laisse 12 000 sinistrés. L’effort de reconstruction est considérable, et nous découvrons que l’investissement immobilier est un facteur d’accumulation du capital accessible à un ensemble de petits artisans et commerçants. Ceux-ci émergent comme les principaux acteurs du développement résidentiel. Chaque nouvelle maison reste néanmoins une opération singulière ; elle s’ajuste aux ressources de chaque famille, elle mesure le potentiel spéculatif associé au site, elle témoigne des aspirations sociales et culturelles inscrites dans la composition architecturale des bâtiments. L’architecture concrétise les valeurs qu’une génération entend léguer à ses descendants.
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7 février 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Montréal au XIXe siècle; voisiner et cousiner
Conférence de
Sherry Olson
L’espace urbain, malgré ses allures de ségrégation linguistique et de statuts, demeure « espace de relations ». Dans les micro-espaces – ceux des façades, des ruelles ou des escaliers – se construit une culture de proximité. La morphologie urbaine montréalaise implantée au XIXe siècle encourageait les uns et les autres à s’apprivoiser.
L’espace urbain, malgré ses allures de ségrégation linguistique et de statuts, demeure « espace de relations ». Dans les micro-espaces – ceux des façades, des ruelles ou des escaliers – se construit une culture de proximité. La morphologie urbaine montréalaise implantée au XIXe siècle encourageait les uns et les autres à s’apprivoiser.
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15 janvier 2013 à 12 h
3244, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Le temps de la Police; Europe, 1750-1814
Conférence de
Catherine Denys et Vincent Milliot
Officiers accablés de travail, esclaves des sommations incessantes liées à la préservation de la sûreté publique, ou bien, officiers adeptes d’un zèle modéré, absentéistes patentés, fainéants improductifs de profession : que fait la police ?
Poser la question du temps de travail, de son organisation, de ses rythmes dans le cas de la police (des polices) d’Ancien Régime et du premier dix-neuvième siècle fait directement écho aux problématiques les plus récemment développées sur ce chantier, qui renvoient à l’étude des pratiques, à la lente spécialisation des tâches policières et à l’essor de formes de professionnalisation. Si une synthèse générale reste difficile pour un univers marqué par une très grande diversité de situations entre les villes, entre les corps et les institutions dotées de pouvoirs de police, un certain nombre d’observations et d’interrogations sont néanmoins possibles, dans le cas présent à travers les situations parisiennes et bruxelloises, de part et d’autre de la Révolution française.
Conceptions doloristes du travail obligeant peut-être, on trouve un certain nombre de doléances au sujet de la surcharge de travail dont souffriraient les acteurs de la police. À l’inverse, d’autres observateurs insistent sur la médiocre assiduité et disponibilité de la police. Autre aspect de la lecture des moralistes : si la police est accablée de travail, c’est aussi parce que la grande ville devient ingérable et intrinsèquement perverse. Les deux discours contribuent sans doute à forger une image et à souligner une attente sociale : le « bon policier » se doit d’être disponible, à toute heure de la journée, et pour tous, ce qui peut supposer une évolution de la hiérarchie des tâches policières. Depuis les textes réglementaires et normatifs jusqu’aux archives de la pratique, peut-on reconstituer les formes d’organisation, les agendas et les rythmes du travail policier ? Quels enjeux se nouent autour du temps de travail de la police ?
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8 novembre 2012 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
« On ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la fermière ». Genre et modernisation dans la région de Québec, 1870-1930
Conférence de
Rachel Caux
Dans la seconde moitié du xixe siècle, la production domestique de beurre de la grande région de Québec connaît une phase de commercialisation intensive. Les activités marchandes des fermières occupent ainsi une part grandissante des revenus de la ferme tout en devenant un rouage essentiel de la socioéconomie des familles. Comment ces femmes, traditionnellement confinées aux productions les moins lucratives sur la ferme, répondent-elles à la montée de la commercialisation de cette production féminine ? Comment gèrent-elles la monétarisation accrue de leur production ? Comment leurs familles s’adaptent-elles à l’importante grandissante des activités économiques de leurs membres féminins ?
Notre communication explore les dynamiques internes de ces familles et cherche ainsi à mieux saisir comment les activités laitières, traditionnellement associées aux activités des femmes sur la ferme, se « masculinisent » au début du siècle dernier. Les fabriques de transformation laitière (les beurreries) ne sont pas étrangères à cette déféminisation. Leur implantation force d’ailleurs ’État à se substituer aux modes de transmissions traditionnels des savoirs « féminins » en contrôlant lui-même les connaissances sur la fabrication et leur diffusion. Les fabriques constituent ainsi le lieu névralgique où s’effectue la redéfinition du genre de la transformation laitière. Nous réfléchirons sur les modalités entourant ce processus de masculinisation qui s’étend lentement à l’ensemble de la filière laitière, engendrant des changements socioculturels qui réduisent graduellement le travail des fermières à la « tenue de maison », alors que les hommes sont davantage identifiés au modèle des « 
breadwinners » transposé au contexte rural québécois.
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18 octobre 2012 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Rendre la justice en Nouvelle-France (1670-1760)
Conférence de
Éric Wenzel
Comment les magistrats, en principe contraints par des normes pénales (notamment en matière de procédure) importées de France, appliquent réellement la justice et s’adaptent peu ou prou à un espace colonial et à une population pour partie différente de celle de la métropole ? Il s’agira de montrer également que la justice du roi au Canada, n’est possible qu’avec l’assentiment et
la participation des justiciables, qui détermine largement la réussite ou l’échec d’une justice, parfois sévère, mais qui cherche aussi largement le compromis et la négociation avec les justiciables.
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10 octobre 2012 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Pères et paternité au Québec, 1900-1960
Conférence de
Peter Gossage
Prenant comme point de départ les études de John Demos pour les États-Unis et de Robert Rutherdale pour le Canada, Peter Gossage présentera une réflexion sur la pertinence du concept des « visages » du père dans le cadre de son étude de l’expérience québécoise de parentalité masculine. Quatre visages précis, parfois associés de manière trop sommaire aux « modèles » soit « traditionnel » ou « moderne » de la paternité, seront mis en exergue. Ces visages correspondent à différentes dimensions du rôle paternel, à savoir le pouvoir, le travail, les loisirs et l’intimité. Ils seront identifiés et analysés ici dans la diachronie à partir d’une documentation variée : récits de vie, jurisprudence, journaux, revues spécialisées, romans et annonces publicitaires.
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13 septembre 2012 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Un clocher au cœur.
La paroisse entre quotidien, identités et représentations en milieu populaire à Québec, 1930-1980
Conférence de
Dale Gilbert
Au cœur du XXe siècle, six clochers paroissiaux s’élèvent dans le ciel du quartier Saint-Sauveur de Québec. Ils couronnent autant d’espaces de vie dynamiques et de pôles majeurs d’appartenance. Nous avons étudié dans le cadre de notre doctorat en histoire le rapport identitaire à l’espace vécu en milieu populaire urbain québécois et l’impact de ce rapport sur l’expérience du quartier et de la ville et sur les représentations sur le milieu de vie et sur les autres espaces urbains entre 1930 et 1980, grâce notamment à 30 entretiens réalisés avec des résidants anciens du quartier. Nous examinerons, le temps de ce Midi, les diverses sources auxquelles s’abreuve le sentiment d’appartenance paroissial, ainsi que cet impact sur le quotidien et les représentations. Nous confronterons également l’attachement à « sa » paroisse et ces représentations aux importantes mutations de la vie paroissiale survenant à partir des années 1950.
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29 mars 2012 à 12 h
3a, pavillon Charles-De-Koninck, Université Laval
 
Plan nord: géographies autochtones et bégaiements historiques
Conférence de
Étienne Rivard et Caroline Desbiens
Semblables dans leur envergure, le développement de la Baie-James par Robert Bourassa et l’actuel Plan Nord du premier ministre Jean Charest diffèrent sur au moins un plan : la question autochtone. Si le premier s’est vu imposer l’agenda autochtone, le dernier en fait l’une des pierres angulaires de son projet. Va pour les discours officiels. Il y a pourtant lieu de se questionner sur la place véritable qu’occupent les géographies autochtones dans Plan Nord. Tel qu’il s’annonce, le projet libéral vise moins à développer le nord pour les communautés locales qu’à assurer a croissance du sud par le nord et ses communautés nordiques. Nul doute que l’Autochtone constitue un bon filon pour l’économie capitaliste. Ce qui est moins certain, c’est l’ouverture du Québec à creuser des perspectives variées du développement. L’histoire est-elle condamnée à se répéter ?
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15 février 2012 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Un matériau réinventé pour la recherche historique: le film fixe d'enseignement
Conférence de
Didier Nourrisson
Faisant suite à la lanterne lumineuse et ses vues sur verre, avant le triomphe de la diapositive et de la télévision, et dans une saine concurrence avec le cinéma et les manuels scolaires, le film fixe d'enseignement a servi aux instituteurs et professeurs à «imager» leurs cours entre 1925 et 1975. Seulement de quelques dizaines avant la seconde Guerre mondiale, leur nombre s'élève à plusieurs centaines dans la décennie 1940. L'âge d'or du film fixe intervient cependant dans les années 1950-1960 où la demande est maximale. l'offre se démultiplie avec le sponsoring d'entreprise et les instructions officielles qui réclament un enseignement par l'image.
Ce matériau pédagogique (des milliers de bobines sur tous les sujets et dans toutes les disciplines) est devenu une source essentielle pour comprendre cette période. Les historiens de l'éducation, des médias, des représentations y trouveront leur compte. Des exemples seront pris en histoire de France et du Canada.
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1,5 Mo
  
10 novembre 2011 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
De la ville à l’archipel : Montréal
et ses eaux depuis le XIXe siècle
Conférence de
Michèle Dagenais
Inspirée de l’histoire environnementale et de l’histoire urbaine, cette présentation porte sur la transformation des relations entre Montréal et ses eaux à partir d’un double point de vue : en expliquant comment le processus d’urbanisation du territoire et son extension ont transformé l’hydrologie montréalaise, et, inversement, comment les cours d’eau et les aménagements dont ils ont fait l’objet ont contribué au développement urbain. Depuis le XIXe siècle, autant la ville que ses plans d’eau ont été formés et se sont transformés au croisement de facteurs naturels et sociaux : ils constituent des milieux hybrides, ni complètement naturels ni complètement artificiels, d’où la nécessité de les penser ensemble.
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18 octobre 2011 à 12 h
5242, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Jean-Charles Pierre Lenoir (1732-1807), Policier des Lumières
Conférence de
Vincent Milliot
Lenoir est l’un des grands lieutenants généraux de police du 18e siècle. A la tête de la machine policière de la capitale française entre 1774 et 1785, sa magistrature correspond à une sorte d’apogée de la police d’Ancien Régime et très vite à une cible pour tous ceux qui dénoncent son despotisme. Exilé pendant la Révolution, Lenoir s’attache alors à répondre à ses nombreux détracteurs. Ses « Mémoires » souvent cités, utilisés ponctuellement, sont demeurés inédits jusqu’à aujourd’hui et n'ont jamais été donnés à lire dans leur intégralité. Ils constituent une sorte de monument, érigé en défense de la police parisienne, souvent considérée comme un modèle en Europe. Lenoir s’y montre à la fois mémorialiste témoignant de son activité passée et la justifiant face à la postérité, et homme d’expérience qui réfléchit sur les conceptions et les pratiques policières. Loin de ne revêtir qu’une dimension apologétique, ce grand texte, confronté aux archives, témoigne d’une politique, celle d’une police des Lumières, « amélioratrice », dans les faits plus préventive que répressive.
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14 avril 2011 à 12 h
3344, pavillon Desjardins, Université Laval
 
Réminiscences du passé de la
Seconde Guerre mondiale au Québec depuis 1945
Conférence de
Marc Bergère
Alors que l’affaire Bernonville vient de connaître un nouveau rebondissement via la publication à Montréal d’un nouveau livre d’Yves Lavertu sur le sujet où l’auteur dénonce « la gestion biaisée de la mémoire québécoise face à un criminel de guerre », la conférence vise précisément à dépasser la polémique pour ériger cette mémoire en objet d’étude. Dès lors, il s’agit de présenter un projet de recherche qui, partant de l’événement – l’affaire des « réfugiés politiques » français au Canada dans l’immédiat après-guerre –, analyse aussi les usages de ce passé dans des temps ultérieurs entre histoire, mémoire et écriture de l’histoire. Sachant que l’objet existe en France et que l’on dispose des outils méthodologiques pour l’appréhender, la question sera également de mesurer quels peuvent être les apports mais aussi les limites d’une approche historiographique croisée France-Québec sur le sujet.

Entrée libre.

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Crédits iconographiques
:
Un pilote devant et dans un avion de chasse; cet avion est donné aux élèves du Collège Saint-Michel après la guerre, vers 1947
© Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P28,D377
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7 avril 2011 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Gérer la confusion de Babel : stratégies missionnaires et langues vernaculaires dans l'Est du Canada sous le Régime anglais
Conférence de
Eva Guillorel
La construction et la transmission des savoirs sur les langues vernaculaires constituent dès les premières années de la colonisation un enjeu majeur pour la réussite des projets apostoliques missionnaires en Acadie. Après un siècle et demi de réalisations plus ou moins fructueuses, le passage du Canada sous domination britannique entraîne une complexification sans précédent de la situation linguistique dans les provinces maritimes. Le début du Régime anglais coïncide en outre avec la mort du missionnaire Pierre Maillard, dont les manuscrits sur la langue mi’kmaque sont âprement convoités tout au long des XVIIIe et XIXe siècles. Dans une société multilingue où Amérindiens et colons de l’époque française côtoient de nouveaux immigrants de plus en plus nombreux qui apportent avec eux leur langue et leur culture, les missionnaires catholiques et protestants développent des stratégies linguistiques distinctes, qu’il s’agisse du rapport à l’anglicisation ou à la francisation, de la place accordée aux Amérindiens, du choix des textes sacrés à traduire ou encore du rôle donné à l’imprimé et à l’école dans la diffusion des savoirs. Les politiques missionnaires, quels que soient les acteurs qui les animent, se caractérisent cependant toutes par un effort constant d’adaptation pragmatique à des réalités linguistiques qui évoluent sans cesse.
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1,0 Mo
  
17 février 2011 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
L’agent d’assurance, du vautour à l’« apôtre social »
Conférence de
Jonathan Fournier
Cette conférence porte sur le développement de la profession d’agent d’assurance au Québec pour la période 1900-1960. Comme l’assurance n’est pas une marchandise qui se vend mais qui s’achète, les agents d’assurance se doivent d’être particulièrement convaincants. Plusieurs d’entre eux détiennent une mauvaise réputation. Pas étonnant, si l’on considère le spectaculaire taux de roulement dans cette profession où l’on embauche par milliers des gens sans formation préalable. Cette industrie en pleine consolidation travaille pourtant à redorer son blason en soulignant à qui veut bien l’entendre que l’agent fait la promotion de la sécurité, de l’épargne, de la famille. Bref, sa mission en fait un « apôtre social ».
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20 janvier 2011 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
« Quelque longue que soit l’absence »
Procurations et pouvoir féminin à Québec au XVIIIe siècle
Conférence de
Benoît Grenier et Catherine Ferland
La question du pouvoir des femmes sous l’Ancien Régime est un champ en pleine construction. Si plusieurs travaux d’histoire juridique, sociale ou économique ont permis de comprendre les possibilités conférées aux veuves, particulièrement celles appartenant aux milieux sociaux favorisés, on sait encore bien peu de choses sur les activités économiques des femmes mariées. Comment tirent-elles leur épingle du jeu, dans un cadre juridique alors largement patriarcal? En observant les procuratrices à Québec entre 1700 et 1760, il est intéressant de voir qui sont ces femmes se retrouvant munies d’un pouvoir temporaire de représentation… dans un contexte colonial où l’absence des maris est relativement fréquente et souvent prolongée, notamment à cause de la durée des voyages transatlantiques. Cette communication propose donc des pistes pour mieux saisir le rôle socio-économique des femmes, en particulier celui des épouses, de l’époque de la Nouvelle-France.
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30 novembre 2010 à 12 h
2419, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Comment peut-on être Français, en Amérique ?
Débattre du statut des Canadiens dans l'empire français avant 1760
Conférence de
Thomas Wien
Les Canadiens d’avant 1760 étaient-ils des Français à part entière? L’historiographie a dépeint les colons du Canada soit en Nord-Américains enthousiastes, soit en sujets provinciaux du roi de France. Soit en Canadiens, soit en Français, donc, à peu de choses près… Les contemporains, eux, étaient moins catégoriques. C’est du moins l’impression qui se dégage du long dialogue franco-canadien sur le statut de ces créoles qui traverse les textes du Régime français. Bien qu’il y soit parfois question de nations, c’est l’empire qui demeure l’horizon ultime de cette discussion. La communication invite à une relecture en ce sens.

Entrée libre.

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Crédits iconographiques :
The Lower Town Church & Market Place, Québec vers 1831
© James Pattison Cockburn. Musée de la civilisation, Collection du Séminaire de Québec; Pierre Soulard, photographe, no 1993.23300 (Q03-14)
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19 octobre 2010 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Que reste-t-il des « guerres de clochers » ?
Transformations des rapports sociaux dans un village québécois de colonisation
Conférence de
Frédéric Parent
Les « guerres de clochers » marquent encore l’imaginaire des villages québécois. Souvent présentées de façon anecdotique, elles ont pourtant profondément structuré les rapports sociaux d’autrefois. Il s’agira, dans cette conférence, de montrer qu’elles tracent encore les lignes de structuration des rapports sociaux actuels. Il sera tout d’abord question de l’histoire de ces « guerres » dans un village de colonisation du milieu du xixe siècle. Nous observerons par la suite comment ces conflits mettaient en scène deux modèles d’organisation des rapports sociaux qui se réactualisent de nos jours dans une opposition entre le local et le régional.

Entrée libre.

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Vue d’un presbytère, d’une église et d’une école, Abitibi / Canadien National - 1940 © Bibliothèque et Archives nationales du Québec
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1er avril 2010 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Rendre la justice en Nouvelle-France : magistrats et société coloniale (1670-1760). Une perspective de recherche
Conférence de
Éric Wenzel
La Nouvelle-France est en principe soumise à l’ordonnance criminelle de 1670, qui définit la procédure à suivre en matière de lutte contre les délits et les crimes. Se pose alors l’éventuel problème d’appliquer des normes juridiques fondées en Métropole à une réalité coloniale différente sur bien des aspects (sociaux, géographiques, formes spécifiques d’infractions, juridiques avec le rôle du Conseil souverain comme créateur de règles provinciales, etc.). L’historien doit alors se poser la question de la réalité de l’administration de la justice pénale par les magistrats et le personnel auxiliaire (clergé, interprètes), sans oublier la participation des justiciables.
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9 mars 2010 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Autour de l’immigration française au Canada depuis 1760
Conférence de
Yves Frenette
L’immigration française au Canada depuis 1760 n’a pas été l’objet de beaucoup d’attention de la part des chercheurs. Quoique peu volumineuse, elle a pourtant eu des effets importants, notamment dans la constitution et l’évolution des aires francophones. Dans cette conférence, Yves Frenette fera le bilan des connaissances sur la migration des Français, présentera quelques études de cas et émettra des hypothèses visant à faire progresser les recherches.
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18 février 2010 à 12 h
2413, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
De l’armée au séminaire : l’itinéraire et l’œuvre de Pierre Collas en Nouvelle-France
Conférence de
Eva Guillorel
Pierre Collas, originaire de Bourges, arrive en Nouvelle-France à la fin du XVIIe siècle comme soldat dans les Compagnies franches de la Marine. Il entre deux ans plus tard au Petit Séminaire de Québec, où il rédige un manuscrit de cantiques. Puis, il s’engage comme chirurgien à bord d’un navire rochelais impliqué dans la traite de fourrures à destination de l’Europe du Nord. Ce parcours, a priori atypique, peut être comparé à celui d’autres migrants qui fréquentent à la fois l’armée et le séminaire en Nouvelle-France et qui laissent souvent peu de traces dans les archives du fait de leur grande mobilité.
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28 janvier 2010 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
"Où tout le monde est propriétaire et où personne ne l’est" : la propriété terrienne à Kahnawake au 19e siècle
Conférence de
Daniel Rueck
Dans cette communication, Daniel Rueck présentera quelques-unes de ses méthodes de recherche et de ses conclusions relatives à ses travaux sur la possession et l’utilisation des terres sur le territoire mohawk de Kahnawake près de Montréal. Partant de plusieurs sources historiques, il élabore des cartes de propriété foncière et d’utilisation du sol, qu’il confronte ensuite aux témoignages d’un certain nombre de propriétaires de Kahnawake, qui ont subi le développement industriel de Montréal et les empiètements du gouvernement canadien. Les différentes perspectives culturelles à l’endroit de la propriété foncière et les conséquences écologiques de ces différences sont au cœur de ses recherches. D’une part, Daniel Rueck conçoit son étude microhistorique comme une manière de mettre en évidence les stratégies étatiques et capitalistes visant à imposer une vision uniforme et linéaire du paysage et à supprimer les différences culturelles autochtones ; d’autre part, il la voit comme une façon d’exposer quelques-uns des mécanismes par lesquels les Autochtones en sont arrivés à s’ajuster à de nouvelles circonstances et à résister aux forces assimilatrices dont ils ont été la cible.


Cette conférence sera prononcée en anglais, mais une présentation PowerPoint en français l’accompagnera.
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3 décembre 2009 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Fashioning a Freshwater Eden: Elite Anglers and State Development of Quebec's “Sport” Fishery
Conférence de
Darin Kinsey
En dépit de son faible nombre, l’élite de pêche sportive qui, de l’étranger, vint au Québec durant le XVIIIe et le XIXe siècles, a constitué un important facteur de changement. Ayant des valeurs et une conception commune de la nature, cette élite étrangère s’est mobilisée pour exercer un contrôle sur les lacs et les rivières de la province, imprégnant ainsi profondément son paysage. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l’État intervint en faveur des activités et des intérêts de cette élite par la voie de politiques, de lois, de permis, de baux, de piscicultures, ainsi qu’à travers la mise en place d’une stratégie promotionnelle sophistiquée et bien ciblée. Ultimement, les efforts des pêcheurs étrangers à mettre en place un paradis exclusif et l’intervention étatique créèrent un nouveau paysage avec ses conséquences culturelles et environnementales : la subordination des Amérindiens et des Canadiens français, la diminution de l’importance sociale des espèces non visées par la pêche sportive, ainsi que la transformation d’écosystèmes via l’introduction d’espèces de poisson non indigènes.
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19 novembre 2009 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Le travail social et la sociologie. Regards croisés sur les frontières disciplinaires en France et au Québec
Conférence de
Hélène Charron
Le travail social et la sociologie sont deux disciplines constitutives des sciences sociales qui sont apparues presque au même moment et dont l’objet d’étude est, dans un premier temps, assez similaire. La différenciation des deux disciplines est un phénomène genré qui s’articule notamment autour des oppositions théorie et pratique, masculin et féminin. Il s’agira, dans cette conférence, de présenter les caractéristiques principales du rapport entre sociologie et travail social avant la Seconde Guerre mondiale en France et de proposer pour discussion quelques éléments de comparaison avec la situation québécoise lors de la fondation de la Faculté des sciences sociales à l’Université Laval.
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21 octobre 2009 à 12 h
2413, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Quelle heure est-il ? L’expérience de la modernité, la démocratie et les débuts de l’heure avancée au Québec, 1907-1940
Conférence de
Jarrett Rudy
Entre 1907 et 1940, une controverse a fait rage au Québec quant à l’implantation de l’heure avancée. Cette notion – née et ridiculisée en Angleterre – s’est trouvée institutionnalisée au Québec et dans la plupart des pays occidentaux pendant la Première Guerre mondiale. Par contre, après la guerre, un patchwork de fuseaux horaires a vu le jour au Québec, tout comme dans une grande partie de l’Amérique du Nord. Cette conférence nous montrera que la question « quelle heure est-il? » a soulevé, à cette époque, des relations de pouvoir complexes, façonnant ainsi l’expérience de la modernité au Québec.
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17 septembre 2009 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La mission par quatre chemins... Les rédemptoristes belges et les évêques francophones canadiens
Conférence de
Karim Schelkens
Entre 1874 et 1922, la province belge de la congrégation des rédemptoristes a été active dans le champ missionnaire canadien. Plus spécifiquement, à l’invitation de l’archevêque de Québec, les pères belges se sont établis à Sainte-Anne-de-Beaupré afin de commencer une expansion missionnaire qui, tout en passant par Montréal, s’est étendue jusqu’au Manitoba et en Saskatchewan. Le récit de cette expansion géographique sera présenté chronologiquement et tiendra compte de son impact dans plusieurs domaines. Il permettra ainsi de mettre en évidence le système d’échange triangulaire établi alors entre le Canada, la Belgique et l’Ukraine.
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2 avril 2009 à 12 h
2413, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Amérique française ou Franco-Amérique ? Le regard des géographes
Conférence de
Éric Waddell
Les géographes, notamment ceux de l'Université Laval, ont joué un rôle important dans la relance, au début des années quatre-vingt, des études sur l'Amérique française, grâce notamment à un ouvrage collectif, Du continent perdu à l'archipel retrouvé: Le Québec et l'Amérique française. Si ce livre a fait des vagues à l'époque et si les mêmes géographes ont poursuivi pendant un quart de siècle maintenant leur quête de cette autre Amérique, il est intéressant de constater que leur travail a nourri davantage le milieu de la création – chanson, cinéma, littérature. Au lieu de marquer le domaine de la recherche universitaire proprement dite, il a contribué plutôt à la mise en place de réseaux de recherche-action. Ce constat nous amène à dire que le regard géographique en est un de la marge, celle que nous appelons dorénavant la Franco-Amérique.
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18 mars 2009 à 12 h 30
2700, pavillon Adrien-Pouliot, Université Laval
 
Le Tourisme dans le Québec du XXe siècle.
La construction d’un nouvel objet d’histoire culturelle et environnementale
Conférence de
Maude-Emmanuelle Lambert
Bien qu’il soit l’une de nos industries les plus lucratives au Québec, le tourisme a retenu l’attention de peu d’historiens. Cette conférence se penchera sur l’émergence du tourisme comme objet d’histoire et sur les manières dont il a nourri la réflexion des historiens sur différentes questions. En tirant profit de nos recherches sur le tourisme automobile, nous verrons comment une approche d’histoire environnementale permet de combler une lacune évidente de cette historiographie naissante : le rapport aux lieux de tourisme. À notre avis, il convient de rattacher l’étude de l’expérience culturelle du tourisme à sa dimension spatiale, voire matérielle, afin de rendre compte des liens entre acteurs, pratiques et lieux.
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26 février 2009 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Curé de paroisse au Bas-Canada : vocation ou carrière ?
Conférence de
Serge Gagnon
Cette communication consistera en un examen en deux volets du rapport à l'argent des curés au Bas-Canada. Le premier volet traitera de l'évolution de la carrière ecclésiastique, des premiers postes jusqu'à la retraite. Le deuxième volet s'attardera plus spécifiquement à la rémunération et au niveau de vie des curés. En somme, cette conférence portera un regard privilégié sur la richesse – enviable et enviée – de ceux qui parvenaient à faire une carrière complète, puisque la moitié des curés mouraient avant d'avoir atteint l'âge de soixante ans.
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5 février 2009 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Familles et main-d’œuvre domestique au Canada au XVIIe siècle
Conférence de
Arnaud Bessière
Bien que proportionnellement plus nombreux chez les notables et surtout chez les communautés religieuses, la très grande majorité des domestiques identifiés dans la vallée du Saint-Laurent au XVIIe siècle demeure au service de l’habitant, c’est-à-dire du paysan propriétaire. Les domestiques sont donc plus nombreux à la campagne qu’à la ville et sont affectés généralement audéfrichement et à la culture des terres. Mais quelles sont les raisons susceptibles d’expliquer le recours à cette main-d’œuvre salariée, et ce particulièrement chez l’habitant ? C’est précisément ce que nous tenterons de déterminer dans le cadre de cette communication. À partir des recensements nominatifs du XVIIe siècle, nous essayerons notamment de voir si la taille des familles a pu avoir une incidence sur le recours aux domestiques.
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4 décembre 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Maori, Pākehā et Néo-Zélandais : espace, temps et la notion du développement durable dans une société coloniale
Conférence de
Matthew G. Hatvany
Entre 1875 et 1925, les plaines d’Hauraki — la plus importante zone de terres humides en Nouvelle-Zélande — ont été transformées par le défrichement, l’endiguement et le drainage des marécages. Parmi les plus riches environnements du monde biologiquement exploités de façon durable pendant des siècles par les Maoris, ce milieu diversifié fut transformé, en moins de cinquante ans, en paysage laitier par les Pakehas – les colons européens. Cette transformation est généralement vue comme l’héritage d’une culture, celle d’un peuple colonial rendu aveugle par une approche productionniste de l’agriculture. Cependant, en utilisant une approche de longue durée développée en études québécoises, cette communication démontra comment ce changement environnemental tient moins à une question de culture qu’à une question de contexte de civilisation.
À travers les différents contextes de civilisation et au fil des générations de Pakehas nés en Nouvelle-Zélande, le sentiment d’appartenance au paysage a changé, et avec cette mutation, la compréhension de la place de l’Homme dans l’environnement s’est aussi modifiée. Aujourd’hui, la renaturalisation de l’environnement et l’avenir du développement durable dans des lieux perturbés comme les plaines d’Hauraki dépendent du passé et d’une meilleure compréhension de l’histoire environnementale des échecs et des succès des différents peuples. En d’autres termes, nul peuple – autochtone ou colonial – n’est culturellement prédisposé à être un destructeur sur le plan environnemental.
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5 novembre 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La Rochelle s'impose à Québec
Conférence de
Didier Poton
En 1651, la communauté des habitants de Québec confie l'exportation des fourrures à des marchands rochelais de confession protestante. Cette décision prend acte de la reprise des entreprises transocéaniques rochelaises, notamment avec la Nouvelle-France après la tragédie qu'a constitué pour la cité charentaise le siège de 1628. La conférence entend aborder le double processus de la reconstitution d'une marine et de la restructuration d'un groupe de marchands-armateurs dans une ville-port qui a su, une nouvelle fois, mobiliser les capitaux nécessaires.
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4 novembre 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La noblesse du Canada du Régime français au Régime anglais
Conférence de
François-Joseph Ruggiu
La défaite des armées françaises au Canada, en 1759 et en 1760, a été un traumatisme considérable pour les familles de l'élite de la colonie. Certaines ont presque entièrement disparues au fil de combats qui ont, de fait, commencé dès le milieu des années 1740 et celles qui ont survécu ont dû faire face à un choix difficile entre rester sous la souveraineté de la Grande-Bretagne ou quitter la vallée du Saint-Laurent pour gagner une métropole que, parfois, elles ne connaissaient absolument pas. Cette communication se propose de reprendre le dossier du devenir des familles nobles après la Capitulation à la lumière des développements d'une historiographie qui s'intéresse de plus en plus à la noblesse canadienne, comme en témoignent les travaux de Lorraine Gadoury ou, très récemment, de Sophie Imbeault, de Roch Légault, de Benoît Grenier ou encore de Robert Larin et de Yves Drolet. Elle examinera les choix qui ont été faits par les différentes familles, et, en leur sein, entre leurs différentes branches et elle essaiera d'en proposer plusieurs clefs d'interprétation. Enfin, elle s'interrogera sur le sort réservé à ces familles de la noblesse par le Régime anglais qui a cherché, et réussi, à en rallier certaines mais qui en a laissé un certain nombre d'autres poursuivre un processus de déclin social, parfois déjà entamé durant le Régime français.
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16 octobre 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Mythes et rêves fondateurs de l'Amérique française
Conférence de
Bernard Émont
Qu’est-ce qui poussait les pionniers français de l’Amérique à partir et à choisir de s’installer par-delà l’océan ? Par-delà les raisons matérielles de la recherche d’un mieux-être, d’une plus grande facilité de vie, quels rêves, quels mythes – souvent aussi vieux que l’humanité – étaient réveillés en eux, de telle sorte que ces terres lointaines, encore mystérieuses à l’aube du xviie siècle, se transformaient en autant d’utopies, imprégnant profondément l’esprit des fondation ? De Champlain à Talon et Frontenac, en passant par les créateurs de Ville-Marie (Montréal) pour le Canada, de D’Iberville à Crozat, ainsi que Bienville et Hennepin pour la Louisiane, des Barcelonnettes aux émissaires de Napoléon III pour le Mexique, ces explorations et fondations françaises furent, pendant plus de deux siècles, profondément traversées de mythes et de rêves profonds.

C’est à l’étude de ces mythes, à leur analyse, à leur classement et à leur interprétation que j’ai consacré mes travaux des dix dernières années, et c’est de cela que je me propose de vous entretenir, sur fond de comparaison avec les mythes fondateurs des autres nations européennes.
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25 septembre 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Que sait-on de notre histoire
musicale ?
Conférence de
Marie-Thérèse Lefebvre
Présentation du parcours d'une musicologue québéciste au sein d'une l'équipe pluridisciplinaire, le CRILCQ, et contribution aux travaux sur l'histoire culturelle du Québec au sein de la Société des Dix.
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8 avril 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Métamorphoses de l'espace urbain aux XVIIIe et XIXe siècles : le cas du quartier Royal à Bruxelles
Conférence de
Christophe Loir
Les embellissements du siècle des Lumières et les nouvelles exigences citadines du XIXe siècle ont bouleversé nombre de villes occidentales. L'aménagement et le réaménagement du quartier Royal à Bruxelles illustrent ces transformations de l'espace urbain, dans un contexte de laïcisation de la société, de constitution de l'espace public, d'affirmation de l'État, de démocratisation de la culture élitaire, de développement des moyens de transport et d'évolution des modes de sociabilité.
En effet, au XVIIIe siècle, la création d'une place royale offre l'occasion, à Bruxelles comme dans beaucoup d'autres villes, de réaliser de grands travaux d'embellissements qui marquent souvent une rupture avec l'environnement urbain. Dans le quartier Royal, l'ordonnancement architectural, les perspectives monumentales, les imposants édifices publics, le style « à la grecque », les trottoirs, le parc public piétonnier et son règlement, l'absence de boutiques et de marchés, la statuaire et les latrines publiques bouleversent le paysage et les pratiques de l'espace bruxellois. Durant la première moitié du XIXe siècle, ce quartier sera modifié au gré des révolutions politiques et des nouvelles priorités urbaines. Ainsi, la statue royale sera détruite, de longues percées permettront d'étendre le quartier au-delà des limites de la ville médiévale, des boulevards remplaceront les remparts qui longent la partie orientale, la « place-royale » sera transformée en « place-carrefour », et de nouveaux édifices publics accentueront la monumentalisation de l'architecture et la tertiairisation du quartier.
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27 mars 2008 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Réflexions sur la politique au Québec et les familles de l'élite, 1774-1837
Conférence de
Brian Young
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14 février 2008 à 12 h
3444, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La conservation de la faune du Québec, 1850-1914
Conférence de
Darcy Ingram
Cette présentation découle des résultats d’une thèse intitulée Nature’s Improvement: Wildlife, Conservation, and Conflict in Quebec, 1850-1914.

Cette étude propose une nouvelle perspective de l’histoire de la conservation en Amérique du Nord. Nous démontrerons, ici, les liens entre les stratégies de conservation de la faune du Québec et les traditions européennes de régime foncier, de gestion du territoire et de vie associative. Les grands propriétaires terriens britanniques furent un modèle particulièrement important à cause de leur engagement de longue date envers l’amélioration du territoire. Ces « sensibilités patriciennes » sont à la base même du système de régulation de la faune au Québec de 1850 à 1914. Au-delà des stratégies de régulation, nous nous pencherons sur les formes de résistance émanant des pêcheurs et des chasseurs autochtones et non-autochtones.
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17 janvier 2008 à 12 h
2413, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Travail et famille au Québec : deux sphères de vie de plus en plus difficiles à concilier
Conférence de
Daniel Mercure
Au cours des années à venir, le travail sera-t-il davantage un pôle structurant de la vie des familles au Québec ou, au contraire, nous dirigeons-nous vers une société où le travail revêtira une importance moins grande dans leur vie quotidienne? À partir d’un vaste matériel d’enquête, l’auteur montre, d’une part, que les pressions du travail sur la vie des familles sont croissantes et qu’elles le seront encore davantage dans les années à venir et, d’autre part, qu’il y a un écart grandissant entres les aspirations des familles et les nouvelles exigences du marché du travail, d’où des tensions croissantes entre ce deux univers de la vie quotidienne.
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4 décembre 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Au fil du récit. Utilisation rhétorique du paysage dans la Nouvelle Découverte (1697)
de Louis Hennepin
Conférence de
Catherine Broué
La Description de la Louisiane (1683) et la Nouvelle Decouverte (1697) du père Louis Hennepin sont méconnus, voire inconnus, du public contemporain. On connaît mieux les pérégrinations de Cavelier de La Salle, figure « héroïque » de la Nouvelle-France, dont l’exploration d’une bonne partie du territoire aujourd’hui canadien ou américain est parfois encore aujourd’hui, élevée au rang de l’épopée. Pourtant, ces récits de Louis Hennepin ont compté pour une large part dans l’avancée européenne en territoire louisianais.

Comme toutes les relations de voyage, ces textes mettent en scène un espace physique, mais aussi un espace textuel. L’espace vierge convoqué est celui de la page : le paysage qui s’y déploie oscille entre la nécessité référentielle et les impératifs narratifs, rhétoriques ou esthétiques liés à la mise en écriture. Loin d’être une simple source documentaire, donc, la relation de voyage tout à la fois révèle les paysages et les construit. Surgissent alors des topos scripturaux qui suscitent chez le lecteur une vision singulière de l’espace.
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22 novembre 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Simonne Monet-Chartrand (1919-1993). Esquisses biographiques
Conférence de
Marie-Emmanuelle Reytier
Simonne Monet-Chartrand (1919-1993) est surtout connue comme l’épouse du syndicaliste Michel Chartrand dont elle partagea les combats en faveur d’une plus grande justice sociale. On oublie souvent que cette militante « par amour et par vocation » n’est pas restée dans l’ombre de son mari mais fut l’une des chevilles ouvrières de plusieurs réseaux de femmes catholiques au Québec, au Canada et dans le monde. Elle se voulut à la fois catholique, socialiste, pacifiste et féministe, comme elle s’en explique dans son autobiographie intitulée Ma Vie comme rivière qui prend le contre-pied de la « démarche individualiste » de Simone de Beauvoir dans Le deuxième sexe.
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16 octobre 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Conter « entre-les-cultures » : l’exemple de Nasreddin Hodja
Conférence de
Nadine Decourt
Le renouveau du conte en France a permis de faire émerger de nouvelles pratiques culturelles, de nouveaux répertoires. Ainsi Nasreddin Hodja (le fou sage de Turquie) est-il sorti de la clandestinité et fait-il figure de héros transnational. Des conteurs ici ou là exercent une fonction de « passeurs culturels » et contribuent, par leur nomadisme, à la circulation de la parole et des imaginaires. Il s’agira, à partir de quelques exemples, de réfléchir aux conséquences tant culturelles qu’épistémologiques d’un art vivant qui traverse les frontières entre les genres, les langues, les cultures, les générations.
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1er octobre 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La Librairie belge au XIXe siècle. Son essor, son commerce international et l’introduction des ouvrages au Bas-Canada
Conférence de
Jacques Hellemans
L’étonnante vitalité de l’édition belge durant la première moitié du xixe siècle trouve son origine dans le phénomène éditorial qualifié par les uns de « contrefaçon », par les autres de « réimpression ». C’est de cette période, qualifiée d’âge d’or de l’édition belge, que date la notoriété d’un grand nombre de maisons d’édition. On peut affirmer que la Belgique détenait alors le monopole du livre de langue française dans le monde. Certaines firmes bruxelloises disposaient de comptoirs dans les grandes villes européennes, dont Leipzig et Livourne, et inondaient l’Amérique.

Ce fut principalement dans les éditions belges que l’Europe lut les oeuvres des écrivains français et Stendhal d’ajouter « Rome et moi nous ne connaissons la littérature française que par l’édition de Bruxelles ». Qu’en est-il de la situation au Bas-Canada ? La recherche en cours permettra de se rendre compte qu’il ne fallu pas attendre la fin du XIXe siècle, avec les livres de prix et les livres religieux des éditions Casterman, pour voir arriver en masse les livres bruxellois !
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5 avril 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Dans la peau d’un orateur indien : performance et conversion dans les missions jésuites en Nouvelle-France
Conférence de
Céline Carayon
La rencontre de cultures et de croyances hautement divergentes en Nouvelle France durant les deux premiers siècles de contact colonial donna également lieu à la confrontation, plus méconnue, de deux riches traditions rhétoriques. L’omniprésence et la volubilité de l’art oratoire indien en contexte diplomatique, commercial, ou spirituel, et le recours des orateurs indigènes au verbe aussi bien qu’aux gestes, chants, danses, et expressions faciales les plus diverses, confrontèrent irrémédiablement les missionnaires jésuites au paradoxe de « l’éloquent barbare ».

Comment ces hommes, appartenant à l’élite intellectuelle européenne, et ayant été formés pendant des années à l’art du discours public et du théâtre afin de se préparer à leur mission d’évangélisation, perçurent-ils les pratiques rhétoriques indiennes ? Quelle influence la tradition dont ils étaient issus eut-elle sur leur capacité d’accommodation aux formes oratoires du Nouveau Monde ?

Cette présentation considère le rôle central des moyens para-linguistiques de communication, en particulier des perceptions sensorielles, dans le processus d’accommodation entre Européens et Amérindiens, ainsi que l’importance du lexique du spectacle et de la performance pour la conversion des peuples canadiens à la Parole Chrétienne.

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22 février 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Sociabilité rurale et présence seigneuriale dans la vallée
du Saint-Laurent : un bon voisinage?
Conférence de
Benoît Grenier
La présence du seigneur et de sa famille sur un fief, phénomène minoritaire dans le Québec préindustriel, peut-elle être génératrice d'une «autre seigneurie», de rapports plus harmonieux entre seigneurs et censitaires?
En étudiant une dizaine de familles seigneuriales résidantes, dans la longue durée, ce questionnement cherchait à comprendre la nature de la sociabilité dans les communautés marquées par la présence seigneuriale. Si la recherche des rapports «amicaux» demeure ardue et relève souvent de l'aiguille dans la botte de foin, certains indices peuvent permettre d'entrevoir certains rapports de «bon voisinage».
Cependant, là où le seigneur est présent physiquement, les conflits le sont généralement aussi, comme en attestent les nombreuses procédures judiciaires.
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8 février 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Interpreting the Knowledges of Aboriginal Peoples
« Rhetoric », « presence » and « absence » in Canadian nuclear fuel waste management
Conférence de
Anna Stanley
Aboriginal peoples and their knowledges have recently become politically significant for the management of nuclear fuel waste in Canada. Recent initiatives under the aegis of the Nuclear Waste Management Organization (NWMO) frequently emphasize the importance of Aboriginal peoples and their knowledge for the management of nuclear fuel waste.

Despite this recent trend, many Aboriginal organizations remain critical of the ways in which the knowledges of Aboriginal peoples have been portrayed by the NWMO. Drawing insights from the work of Iris Marion Young on the politics of difference, I critically examine the NWMO’s representations of the knowledges and roles of Aboriginal peoples in relation to NFW management.

I suggest that these knowledges appear in the NWMO’s work as rhetorical incorporations, as re-contextualized presences, and as absences. I argue that such representations are deliberate attempts on the part on the NWMO to obscure Aboriginal experiences of the fuel chain and to make Aboriginal knowledges appear consistent with industry claims.
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25 janvier 2007 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Étude généalogique du patrimoine génétique des Québécois
Conférence de
Hélène Vézina
Le Québec dispose de données généalogiques exceptionnelles. Au cours des trente dernières années, une grande partie de ces données ont été informatisées et jumelées pour former deux fichiers de population, le premier développé par le Programme de recherche en démographie historique et le second par le Projet BALSAC.

Le Groupe de recherche interdisciplinaire en démographie et épidémiologie génétique s’appuie sur l’exploitation de ces fichiers de population pour étudier le patrimoine génétique de la population québécoise.

Afin d’illustrer cette démarche, des projets en cours sur la caractérisation de la contribution démographique et génétique des fondateurs à la population québécoise ainsi que sur la régionalisation de l’effet fondateur québécois seront présentés.
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7 décembre 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Métiers masculins et métiers féminins à la Grosse-Île au tournant du XXe siècle
Conférence de
Marie-Hélène Vallée
Située au milieu du fleuve Saint-Laurent, à quelques dizaines de kilomètres en aval de Québec, la Grosse-Île a servi de station de quarantaine pour le port de Québec de 1832 à 1937. Passage obligé pour des milliers d'immigrants, l'île a également constitué un milieu de travail et de vie pour des dizaines d'hommes et de femmes, ce qui en fait un milieu socioéconomique très original.

En analysant les comptes publiques de la Grosse-Île entre 1891 et 1924, j'ai pu identifier les travailleurs et les travailleuses salariés de la Grosse-Île impliqués dans l'une des trois étapes du processus de quarantenaire, soit l'inspection, la désinfection et la détention. Dans le cadre de cette conférence, je présenterai certains éléments relatifs à l'organisation du travail en milieu quarantenaire et je dégagerai quelques constats sur l'ensemble de la main-d'¦uvre, plus particulièrement sur la place et le rôle des travailleuses dans cette station insulaire.
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9 novembre 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Ambitions et contraintes chez les jeunes à Montréal, 1880-1900
Conférence de
Danielle Gauvreau
Durant les dernières décennies du 19e siècle, la ville de Montréal entre dans une phase d'industrialisation caractérisée par le développement de la grande entreprise et ses corollaires, par exemple la scolarisation accrue des jeunes pour répondre aux nouveaux besoins du marché du travail.
Utilisant les données des recensements de 1881 et 1901, je présenterai d'abord les trajectoires des jeunes hommes et jeunes femmes de trois grandes communautés culturelles (franco-catholiques, Irlandais catholiques et anglo-protestants) au début et à la fin de cette période de vingt ans.
Ces trajectoires seront analysées comme faisant partie d'un faisceau de stratégies familiales déployées pour survivre et réussir socialement. L'impact de facteurs tels la migration sur ces objectifs de réussite sociale y sera aussi mis en évidence.
Tous ces résultats seront tirés d'une recherche en cours menée avec Sherry Olson et Patricia Thornton.
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19 octobre 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
La religion dans l’espace public québécois. Aspects théoriques d’une recherche empirique
Conférence de
Robert Mager
En tant qu’objet de recherche, la religion est d’une extraordinaire complexité, ne serait-ce que parce qu’elle résonne dans tous les plis et replis d’une culture : pratiques, croyances, représentations, rapports sociaux, institutions, objets matériels.

Comment s’y prendre pour saisir le sens de son évolution dans l’espace public? La méthode adoptée procède nécessairement de convictions théoriques sous-jacentes; on plaidera ici pour la préséance du langage, qui incite à saisir cette évolution à travers les discours.

C’est ce que tente de montrer une recherche portant sur quarante ans de débats entourant la question de la confessionnalité scolaire au Québec (1960-2000).
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21 septembre 2006 à 12 h
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In Vino Venus? La consommation de produits dopants chez les femmes de la Nouvelle-France au XVIIIe siècle
Conférence de
Catherine Ferland
En Nouvelle-France, le genre sexuel structure la manière de consommer des produits dopants tels que l’alcool, le café, le chocolat et le tabac, en regard des attentes du groupe. La persistance de représentations rigides liées à la virilité et à la féminité dans le Canada du XVIIIe siècle montre que la manière d’entrevoir le genre reste encore profondément fonction des croyances anatomiques et médicinales anciennes.

Ces croyances, qui servent de support à la construction sociale du corps masculin et du corps féminin, contribuent par conséquent à élaborer les standards de consommation de produits dopants. Ainsi, la nature passive et lymphatique des femmes ne devant pas être contrariée, il semble aller de soi qu’elles doivent s’abstenir de « s’échauffer les sangs » en prenant de grandes quantités de boissons alcooliques ou de substances stimulantes…

Les Canadiennes du XVIIIe siècle observent-elles consciencieusement la partition sociale, sexuée et symbolique qui leur est dévolue en cette matière?
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192,7 Ko
  
20 avril 2006
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Le programme de recherche en démographie historique : réalisations, collaborations et projets futurs
Conférence de
Bertrand Desjardins et Lisa Y. Dillon
Affiche
381,9 Ko
  
6 avril 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Quebec Hydro Before Hydro-Quebec: the Saguenay Concessions, 1890s-1940s
Conférence de
David Massell
Affiche
530,6 Ko
  
16 février 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Paul Gouin et sa campagne d'éducation nationale
Conférence de
Nathalie Hamel
Affiche
168,9 Ko
  
19 janvier 2006 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
L'analyse de la syntaxe spatiale en architecture et urbanisme
Conférence de
François Dufaux
Affiche
606,2 Ko
  
12 décembre 2005 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Les désordres du couple
Conférence de
Martine Cocaud
Affiche
173,5 Ko
  
8 décembre 2005 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Derrière Asbestos, la réforme de l’entreprise
Conférence de
Suzanne Clavette
Inspiré des expériences européennes d’après-guerre et de la doctrine sociale de l’Église, un courant de pensée, en vogue au Québec de 1944 à 1954, prône la participation des travailleurs à la gestion et, dans une moindre mesure, le partage des pr��ts. Au cours de cette brève conférence, nous vous présenterons d’abord sa propagation chez les catholiques sociaux (CSES, CTCC, ACO, …) ainsi que ses appuis au sein de l’épiscopat.Ensuite, nous nous attarderons à l’intense lutte idéologique menée par le camp adverse (API, UN, CJM), lutte qui atteindra son apogée lors de la grève de l’amiante. Dans un dernier temps, nous ferons état du virage à droite de l’Église qui suivit les querelles autour de la Lettre pastorale et les nombreuses pressions à Rome.
Pour en savoir plus...
Affiche
201,0 Ko
  
17 novembre 2005 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
L'éducation de langue anglaise au Québec : Quels apports peut avoir la recherche sur les minorités linguistiques au Canada ?
Conférence de
Annie Pilote
Affiche
277,9 Ko
  
20 octobre 2005 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Sods, Soil and Spades : The Acadians at Grand Pré and Their Dykeland Legacy
Conférence de
Shermann Bleakney
209,6 Ko
  
22 septembre 2005 à 12 h
3244, pavillon Charles-De Koninck, Université Laval
 
Bilan et perspectives de recherche sur le régime seigneurial au Canada
Conférence de
Alain Laberge

Le Comité étudiant du CIEQ-Laval organise une série de conférences qui se tiennent habituellement le jeudi

Les invités, provenant de divers horizons disciplinaires, présentent des sujets variés. Les conférences, qui durent environ quarante-cinq minutes, sont suivies d'une période d'échanges.

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