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Depuis 1993, les chercheurs du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ) se joignent afin d’étudier les changements sociaux et culturels au Québec.

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Conférences-midi (CIEQ-UQTR)

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Jeudi 9 novembre 2017 à 12h
Pavillon Ringuet, local 1002, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Écrire l’histoire des experts, mais comment ?
Conférence de
Julien Prud'homme
De 1843 à 2017, la création de corporations professionnelles, comme le Collège des médecins ou l’Ordre des agronomes, ponctue la transformation de nos sociétés en «sociétés d’experts». Par cette voie, des corps de métier conquièrent des positions dominantes sur un large spectre d’activités, allant de la santé à l’économie et touchant la vie des individus comme celle des organisations. Les enjeux sont importants. Mais comment aborder une histoire aussi vaste ? Trois exemples concrets, concernant la santé, l’éducation et l’industrie, montreront comment l’étude des corporations professionnelles ouvre la porte à une multitude de projets sur l’histoire sociale et politique de l’expertise au Québec.

Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
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Jeudi 5 octobre 2017 à 12h
Pavillon Suzor-Côté , local 0015, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Terres «seigneuriales» et pouvoirs à Kahnawake et à Odanak (1760-1860)
Conférence de
Isabelle Bouchard
Établies dans la vallée du Saint-Laurent à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les communautés autochtones voient leur rapport au territoire se transformer en raison de leur intégration dans le monde rural laurentien. Les nouveaux enjeux locaux de pouvoir liés aux terres permettent d’observer l’exercice concret du pouvoir des chefs de Kahnawake et d’Odanak entre 1760 et 1860. Nous aborderons la légitimité que les membres de ces communautés accordent aux décisions de leurs chefs, la manière dont ces derniers tentent de maîtriser les contestations intracommunautaires auxquelles ils sont exposés ainsi que les facteurs externes venant fragiliser l’autonomie des chefs.
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Jeudi 6 avril 2017 à 12h
Pavillon Ringuet, local 1002, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Boire et manger à l’école: une histoire d’éducation à la vie en société
Conférence de
Didier Nourrisson
En France, à partir du milieu du XIXe siècle, les cantines scolaires se sont multipliées pour répondre aux besoins physiologiques des enfants. Avec la réforme de Jules Ferry de la fin du XIXe siècle, un besoin d’éducation à la vie en société s’est développé sur des principes d’hygiène et de civilité. Il a fallu apprendre à boire et à manger. Dans la classe comme dans les lieux de restauration, dans les programmes scolaires comme sur la table des repas. Avec un matériel adapté pour des nouvelles pédagogies actives: tableaux muraux, buvards, bons points. Après la Seconde Guerre mondiale et ses pénuries alimentaires, la formation au goût, à la santé, à la vie en société redouble. Une nouvelle technologie éducative triomphe: les films fixes d’enseignement. Elle accompagne la révolution du boire et du manger.

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Jeudi 16 mars 2017 à 12h
Pavillon Ringuet, local 1002, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Prostitutes and Publicans: Studying Working Women in Nineteenth-Century Montreal (Prostituées, aubergistes et cabaretières: Étudier les femmes à Montréal au XIXe siècle)
Conférence de
Mary Anne Poutanen
Cette conférence sera donnée en anglais, mais les questions de l’auditoire pourront être posées en français.

Les travaux en histoire des femmes ont montré que ces études exigent une approche intégrée, qui met à profit un large éventail de sources et évite de donner trop de poids aux discours des élites pour tenir compte également des pratiques et expériences quotidiennes des femmes, ainsi que de leur résistance à l’autorité.

Cette présentation rend compte des résultats de deux études, l’une portant sur les femmes engagées dans le commerce du sexe, l’autre sur les cabaretières et les aubergistes : elle met en lumière les différentes façons dont s’enchevêtrent leur travail et leur vie quotidienne. Les renseignements tirés de sources très diverses (archives judiciaires, notariales, institutionnelles et gouvernementales, registres paroissiaux, listes nominatives de recensements et journaux) révèlent en effet des aspects méconnus du quotidien des cabaretières et des prostituées et soulèvent des questions inédites. Ils permettent d’étudier les liens complexes qui existent entre ces femmes et leurs amis, leurs voisins et leurs clients, de même que leurs relations avec les autorités civiles et religieuses, à une époque où Montréal connait des transformations profondes qui touchent le monde du travail, la démographie et la géographie sociale de cette ville, de même que les attitudes et les lois qui régissent l’ordre social et l’application du droit. Ces sources laissent entrevoir des amitiés, des gestes de bienveillance mais aussi des actes d’agression, des moments de solidarité, de tristesse, de joie, de peur et de rage. Elles nous disent comment ces femmes négociaient leur place dans l’espace public et les relations qu’elles nouaient dans leurs quartiers, comment elles contournaient les obstacles minant leur respectabilité, comment elles réagissaient aux efforts déployés pour règlementer leur sexualité.

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Jeudi 2 février 2017 à 12h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Une débutante comme les autres? L’entrée dans le monde d’une jeune franco-montréalaise dans les années 1930
Conférence de
Peggy Roquigny
Durant l’entre-deux-guerres, les débutantes, jeunes bourgeoises candidates au mariage, sont amenées à rencontrer le plus de monde possible et à fréquenter différents lieux pour se faire connaitre, faire valoir leurs qualités sociales et même conjugales puisque le but premier est de rencontrer un bon parti. Marcelle Landreau (1917-1994), issue d’une famille franco-montréalaise, partage cette expérience avec d’autres jeunes filles de sa génération. Avant de se marier en 1937, elle fréquente des bals et reçoit bon nombre d’invitations. À partir de ces documents que la jeune femme a précieusement conservés, il est possible de retracer le profil socioéconomique, ethnolinguistique du réseau qu’elle fréquente alors ainsi que l’espace géographique dans lequel se situe cette vie sociale. Cela permet de saisir les contours de l’espace social, culturel et géographique dans lesquels une jeune femme bourgeoise canadienne-française établit ses premiers rapports à l’indépendance, à la ville, au monde. Ce cas particulier permet également de mieux connaitre le phénomène essentiellement urbain que sont les débuts, de réfléchir sur le caractère exclusif, tant d’un point de vue social qu’ethnoculturel, qu’on a tendance à leur prêter, et de considérer le rôle de ce phénomène dans celui, beaucoup plus large, de la mobilité sociale.
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28 novembre 2016 à 12h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Pouvoir et propriété seigneuriale au Québec depuis l’abolition du régime (1854)
Conférence de
Benoît Grenier
Au 17e siècle, la France met en place la propriété seigneuriale dans sa colonie nord-américaine. Ce système féodal d’appropriation du sol se maintiendra jusqu’à son abolition en 1854. La conférence propose d’examiner les conséquences d’un processus d’abolition inachevée qui aura pour effet une très lente réappropriation des droits de propriété par les censitaires, mais surtout la réaffirmation du droit de propriété utile des seigneurs. Alors que les tenanciers se verront dans l’obligation de «racheter» leur rente (processus qui ne sera achevé qu’en 1970), les seigneurs jouiront librement de leurs terres non concédées dont ils feront des usages les plus divers (exploitation forestière, lotissement urbain ou énergie éolienne…). À travers plusieurs exemples, dont l’île d’Anticosti, Rivière-du-Loup et Beaupré, nous aborderons l’impact à très long terme des décisions législatives adoptées au 19e siècle.
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17 novembre 2016 à 12h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Pour une histoire de l’exil des collaborateurs français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
Conférence de
Marc Bergère
Longtemps objet de presse ou de littérature à sensation, la question de l’exil des collaborateurs et autres criminels de guerre européens au lendemain de la Seconde Guerre mondiale s’ouvre aujourd’hui aux historiens. Concernant les Français, qui ont fui l’épuration, on dispose désormais d’études de références sur la Suisse (L. Van Dongen) ou l’Irlande (D. Leach, S. Carney). S’appuyant sur la publication récente d’un livre autour de ce sujet (Marc Bergère, Vichy au Canada. L’exil québécois de collaborateurs français, Montréal, PUM, 2016) et de nouvelles recherches personnelles (en particulier sur l’Argentine à l’aide des archives diplomatiques), cette conférence dressera, entre bilan et prospective, l’état actuel des connaissances au sujet des collaborateurs français exilés après 1945. La conférence visera notamment à répondre à des questions simples: Quelles sources? Pour quelle histoire? Combien? Où (voies, itinéraires)? Comment (réseaux, filières, passeurs, «accueil collabo»)?
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13 octobre 2016 à 12 h
4214, Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières
 
«Faire une bonne et fidèle servante» au Canada sous le régime français
Conférence de
Arnaud Bessière
Dans la France de l’ancien régime, «le type de domestique de loin le plus répandu est celui de la servante» note l’historien Jean-Pierre Gutton. Au Canada, le portrait diffère radicalement, particulièrement dans les premières décennies de la colonie au XVIIe siècle, où tout est à construire. À cette époque en effet, les domestiques forme un groupe jeune, originaire principalement du nord-ouest et du centre-ouest de l’hexagone et presque exclusivement masculin. Or, à compter des années 1670, on observe qu’une nouvelle main-d’œuvre, native de la vallée laurentienne, commence à remplacer progressivement les immigrants et contribue à l’augmentation du nombre de servantes au sein du groupe des domestiques. Comment évolue cette nouvelle domesticité féminine aux XVIIe et XVIIIe siècles et qu’est-ce qui la distingue de ses homologues masculins? Jusqu’ici plutôt rares, les servantes tendent à devenir de plus en plus sollicitées à mesure qu’on avance dans le temps. Que traduit au juste cette progression sur le plan économique, d’une part, et au niveau des mœurs canadiennes, d’autre part? Pourquoi, dans un contexte colonial où la préoccupation principale des habitants se résume au défrichage et à la culture du sol, certains maîtres, particulièrement en zone rurale, engagent-ils des servantes, souvent très jeunes de surcroit? Aussi, la domesticité féminine se rapproche-t-elle vraiment du monde du travail ou s’assimile-t-elle, comme l’ont avancé certains historiens, à une forme d’entraide sociale? Cette communication tentera de répondre à ces questions et proposera parallèlement un portrait inédit de la domesticité féminine au Canada sous le régime français.
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21 avril 2016 à 12 h
4214, Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La politique spectacle dans la Nouvelle-France de Louis XIV
Conférence de
Colin Coates
Examen de la mise en spectacle de la politique en Nouvelle-France sous Louis XIV. Au XVIIe siècle, les représentants du roi reconnaissent qu’ils ont le devoir d’établir un « état naissant» français sur les rives du Saint-Laurent. Ils doivent traduire les pratiques politiques françaises dans un territoire qui leur est neuf. Ils s’efforcent de communiquer les bases idéologiques du système politique absolutiste à des auditoires différents, composés de colons français et, surtout dans les premières décennies, d’autochtones. Les entrées de nouveaux gouverneurs et les feux de joies présentent des occasions de manifester certains éléments que l’on pourrait traiter de constitutionnels – la préséance dans les cérémonies indiquant la hiérarchie des pouvoirs. Si toute cérémonie comprend un aspect liminal où l’ordre social est – au moins de façon ponctuelle – en jeu, les spectacles politiques en Nouvelle-France représentent une tentative de communiquer l’esprit absolutiste du pouvoir de façon visuelle et auditive. En plus de traiter des entrées et des feux de joie, je discute aussi de la pièce de théâtre, «La Réception de Monseigneur le Vicomte d’Argenson» (1658) où le gouverneur joue un rôle important en tant de spectateur. Je termine la présentation avec une analyse des «Te Deum» chantés pour célébrer le pouvoir royal.Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !
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15 mars 2016 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Le « mystère Québec » à la lumière d’une enquête ethnographique dans un village
Conférence de
Frédéric Parent
Au-delà de l’existence ou non du « mystère Québec » fortement présent dans l’espace politico-médiatique, que connaît-on aujourd’hui de ces populations, à l’exception du fait qu’elles votent historiquement pour des partis politiques conservateurs? Dans cette conférence, je présenterai les principaux résultats d’une enquête ethnographique réalisée dans un village de la grande région de Québec. En première partie, j’exposerai les principaux éléments de ce mystère de la grande région de Québec dans laquelle une proportion importante de sa population, pourtant plus faiblement scolarisée et moins « riche » que la moyenne québécoise, vote historiquement pour des partis politiques qui semblent nuire à leurs propres intérêts. Dans la deuxième partie, je présenterai la structuration dominante des rapports sociaux dans le village de colonisation du XIXe siècle pour conclure sur quelques hypothèses concernant les liens entre le vote politique et l’organisation sociale du village rappelant la célèbre étude de Vincent Lemieux à l’Île d’Orléans dans les années 1950-1960.

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25 février 2016 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Une laïcité interculturelle à rebours au Japon? Une réflexion au miroir de la laïcité interculturelle au Québec
Conférence de
Kiyonobu Date
Cette communication a pour but de dégager quelques pistes de réflexion pour comparer la laïcité au Québec et au Japon. La première piste majeure concerne les modalités de la présence de la laïcité dans chaque société. Si, contrairement à la France, la laïcité n’est pas constitutionnalisée au Québec, le terme occupe cependant depuis des décennies le devant de la scène dans le débat public. La notion semble bel et bien enracinée dans la mentalité des Québécois. Au Japon, pays non francophone, le mot « laïcité » n’est pas utilisé en tant que tel, mais on peut retrouver des éléments constitutifs de la laïcité dans la constitution. Adoptée sous l’occupation américaine, cette dernière prône d’ailleurs une séparation stricte des Églises et de l’État, mais sa mise en pratique se révèle souvent assez molle.

La deuxième piste à explorer a trait à l’interculturalisme. Si la laïcité québécoise se démarque de la laïcité républicaine en France, c’est dans la mesure où elle vise à laisser plus de place à la présence des religions dans l’espace public. Certains chercheurs et citoyens tentent ainsi d’assurer la promotion de l’interculturalisme et de le distinguer du multiculturalisme en insistant sur l’importance que le premier accorderait au dialogue entre les cultures. Au Japon, la diversité culturelle et religieuse est aujourd’hui un fait, mais la représentation des immigrés dans la société semble, quant à elle, encore problématique. Dès lors qu’on leur préfère le mot « étrangers », on est en effet en droit de se demander si les immigrés sont considérés comme de futurs compatriotes. Leur statut actuel dans la société japonaise n’est-il pas l’indice du sort que celle-ci réserve aux « autres » et du mécanisme de l’inclusion et de l’exclusion qui y prévaut ?

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11 février 2016 à 12 h
4214, pavillon Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Elles étaient seize. Les premières femmes journalistes au Canada (conférence en anglais)
Conférence de
Linda Kay
Seize journalistes canadiennes, à l’été 1904, font le voyage en train pour visiter la Foire universelle de Saint-Louis. Au cours de ces dix jours riches en péripéties, elles fondent le Canadian Women’s Press Club (CWPC), premier du genre au pays.

S’appuyant sur des lettres et des entrevues, mais surtout sur les articles de journaux produits dans le sillage de l’événement, Linda Kay dresse un portrait saisissant de ces femmes qui avaient en commun de n’avoir que peu de droits civiques, et met en lumière les divergences culturelles entre les membres francophones et anglophones du groupe. À la faveur d’une analyse minutieuse des prises de position individuelles et des dynamiques collectives, elle évoque avec brio les luttes menées par ces femmes, et nous permet de mesurer l’ampleur du chemin parcouru.

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28 janvier 2016 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
À la recherche des émotions dans les archives judiciaires 
Conférence de
Éric Reiter
Si l’histoire des émotions est un thème de recherche en pleine croissance, on connait assez mal son volet proprement juridique. Quels rôles les émotions ont pu jouer dans le droit civil québécois, un champ de pouvoir qui se voulait éminemment rationnel ? De quelle manière les parties à un procès concevaient et mettaient en récit des blessures infligées à leurs sentiments ? Comment, pour leur part, avocats et juges traduisaient-ils juridiquement ces récits subjectifs ? Comme nous le verrons, les archives judiciaires sont pleines de sentiments. C’est le cas, par exemple, des affaires d’aliénation d’affection ou de révocation d’un don pour cause d’ingratitude. D’autres litiges mettent plutôt en scène un préjudice émotionnel et moral, comme en témoignent les réclamations fondées sur la mortification ou la honte éprouvée à la suite d’une atteinte à l’honneur. La tâche, pour le chercher, est d’explorer la possibilité de distinguer entre les expressions d’émotion des parties et des influences sur la production de ces discours des règles de procédure, des intérêts en jeu et des exigences du droit. Où donc se trouve les émotions dans les archives judiciaires ?

Nous traiterons, pour conclure, d’un incident peu connu survenu dans la vie d’un personnage, lui, très connu: Éva Circé-Côté, auteure, féministe et… spirite ? En 1908, Circé-Côté intente une action en diffamation contre un journal qui a rapporté qu’elle appartenait à une secte de spiritisme active à Montréal. Sa poursuite et ses témoignages entendus lors du procès rendent compte, de concert, de la difficulté de faire valoir juridiquement un préjudice émotionnel et des défis auxquels font face les chercheurs qui essaient de reconstituer les univers émotionnels du passé.
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26 novembre 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Univiersité du Québec à Trois-Rivières
 
Sortir de la violence. La Commission de vérité et réconciliation du Canada sur les pensionnats indiens
Conférence de
Brieg-Yann Capitaine
Depuis le dépôt par la commission de vérité et réconciliation de son rapport final, les injustices et la violence dont sont victimes les premières nations occupent une place de premier plan sur les scènes médiatiques et politiques. Afin de sortir de la violence, les différents paliers gouvernementaux rivalisent actuellement de bonne volonté pour mettre en place un ensemble de mesures réparatrices. Pourtant, les suicides, la disparition et l’assassinat de femmes autochtones ou encore la violence policière ne sont pas des phénomènes nouveaux. Comment expliquer cette soudaine indignation populaire Autrement dit, pour quelles raisons les inégalités entre les premières nations et les majorités canadienne et québécoise sont-elles perçues comme injustes? L’hypothèse que je propose de discuter ici est que la commission de vérité et réconciliation a joué un rôle fondamental dans la transformation du sens donné aux inégalités sociales.

D’une part, la Commission a placé les victimes, au centre des événements publics qu’elle a organisés, mais également au cœur de la production du savoir historique. Les victimes n’ont ainsi pas été réduites à leur expérience traumatique, mais sont apparues comme des sujets. En second lieu, contre la tendance à enfermer les identités autochtones dans une altérité irréductible, le langage universel du trauma a favorisé l’émergence de nouvelles solidarités. La commission a enfin joué un rôle de premier plan en rappelant que les droits autochtones sont inextricablement liés aux droits humains dont la violation constitue le mal absolu dans les démocraties occidentales. Les controverses autour de la qualification des pensionnats comme génocide culturel témoignent du pouvoir performatif de cette commission et de sa capacité à remettre en cause les représentations dominantes qui justifient depuis trop longtemps les injustices sociales dont ils sont victimes.
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18 novembre 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
William Pitt l’Ancien et la guerre de Sept ans. La fabrication du Ministre du Peuple
Conférence de
Edmond Dziembowski
Selon une tradition historiographique bien établie, l’arrivée de William Pitt au poste de secrétaire d’Etat du Sud constitue le tournant le plus décisif de l’histoire de la guerre de Sept Ans. C’est au cours de l’été 1757 qu’une nouvelle politique privilégiant ostensiblement la guerre d’Amérique aurait commencé à être mise en place et aurait conduit aux victoires britanniques de 1759, cette annus mirabilis qui vit la prise de Québec et l’écrasement de la marine de guerre française. Simultanément, Pitt serait parvenu à éteindre les divisions intestines du corps politique pour susciter dans la métropole et en Amérique un élan patriotique d’une dimension inédite. En octobre 1761, c’est auréolé d’une notoriété sans précédent dans les annales que Pitt quitte les affaires. Aux yeux de ses contemporains, Pitt a gouverné en demeurant scrupuleusement fidèle aux idéaux patriotiques dont il s’était fait le héraut dès ses débuts en politique. Pour la postérité, tant chez les Britanniques de la métropole que chez leurs cousins d’Amérique, il est devenu l’incarnation la plus parfaite du « Ministre Patriote » et du « Ministre du Peuple », deux qualificatifs qui lui ont été décernés pendant la guerre de Sept Ans. Un examen des réalisations de sa politique révèle cependant un bilan plus nuancé. Tant en politique extérieure qu’en politique intérieure, l’idéalisme patriotique du programme initial a très tôt cédé la place au pragmatisme. En d’autres termes, Pitt a réussi le tour de force de persuader l’opinion qu’il gouvernait d’une manière sensiblement différente de celle de ses prédécesseurs et de graver cette image forte pour la postérité. En insistant sur la dimension idéologique du patriotisme de Pitt l’Ancien, cette conférence entend rouvrir le dossier passionnant des rapports de ce politicien hors norme avec l’opinion de son époque.
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24 septembre 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Accoucher au Québec à l’ère de la modernité
Conférence de
Andrée Rivard
Au milieu du XXe siècle au Québec, la médicalisation de l’accouchement atteint un paroxysme alors que l’hôpital devient son lieu quasi exclusif. C’est à ce moment que s’installe le modèle de la mise au monde basé sur une gestion active du travail qui prédomine encore de nos jours. Ce modèle, celui de l’« accouchement dirigé », appliqué à toutes les femmes, sans considération pour leur état de santé ou volontés particulières, repose sur une panoplie de soins, médicaments et interventions obstétricales. Le nouveau rituel, en grande partie façonné par les médecins et soutenu par l’État, a radicalement transformé l’expérience vécue par les mères. Les femmes n’ont guère eu le choix d’adopter la façon moderne d’accoucher conçue comme (la seule) totalement sécuritaire et parfaitement confortable.

Toutefois, le modèle qui venait d’être initié était bien loin de n’avoir que des avantages et il en a déçu plusieurs à bien des égards. Très tôt, des femmes d’avant-garde y ont résisté en réclamant des assouplissements. Toutefois, peu d’entre elles ont atteint leur objectif, les médecins étant peu enclins à changer leurs habitudes. La résistance des femmes sera plus manifeste à partir des années 1970 alors qu’elle est favorisée par un féminisme en pleine ébullition. Des femmes (seules ou regroupées) défendent alors haut et fort leurs droits face à une médecine obstétricale envahissante, autoritaire et déshumanisante et dont l’innocuité leur paraît incertaine. La plus grande réussite de ces militantes sera l’intégration dans le système de santé de nouvelles professionnelles sages-femmes à la fin du XX
e siècle, leur permettant d’avoir accès à une véritable alternative au modèle médicalisé répandu. Ce succès est cependant relatif car le développement de la pratique des sages-femmes est très lent et la demande pour leurs services dépasse largement son offre.
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19 mars 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Qu’est-ce qu’un bon gouvernement? Esquisse pour une étude historique de la notion de bon gouvernement au Québec et au Canada depuis les origines
Conférence de
Martin Pâquet
Découlant de la notion de bien commun, celle de bon gouvernement est au cœur du phénomène politique d’ici et d’ailleurs, de jadis et d’aujourd’hui. Dès le Moyen Âge, les différents régimes politiques occidentaux se sont donnés comme principe constitutif la capacité des dirigeants à gouverner avec des règles justes et légitimes, dans des aires spécifiques d’activité : le maintien de l’ordre public sur un territoire donné, la gestion économique et budgétaire, l’allocation des ressources humaines et matérielles, etc. Liée étroitement aux valeurs éthiques de responsabilité et à la notion d’autorité, le bon gouvernement vise alors la conservation et l’épanouissement du bien commun de toute société, que ses régimes soient colonial, étatique, fédératif, voire supranational.

Au Québec et au Canada depuis ses origines, la notion de bon gouvernement renvoie à quatre dimensions. D’abord, elle se veut un principe normatif au cœur des constitutions : dès la Proclamation royale de 1763 et ses instructions au gouverneur James Murray, la Couronne lui accorde le pouvoir « de faire des lois et des règlements qui seront rendus nécessaires pour le maintien de la paix, l’ordre et le bon gouvernement de cette province ». L’article 91 de la Loi constitutionnelle de 1867 donne au Parlement fédéral la compétence pour légiférer pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement du Canada. Cette notion est aussi une pratique. En effet, le bon gouvernement se manifeste dans les arts comme dans les sciences des affaires publiques : que ce soit dans la gestion des finances, dans l’établissement de politiques sociales, ou dans les différentes mesures visant l’ordre public et la paix civile. Le bon gouvernement s’incarne également dans des figures de l’autorité, dont celle de l’homme – de la femme – d’État. Les Premiers ministres, cabinets ministériels, équipes gouvernementales et autres responsables de l’État se voient alors investis de responsabilités supérieures, vu la dignité de leurs fonctions. Enfin, la notion de bon gouvernement est employée pour mobiliser les citoyens autour d’un projet politique et d’une équipe aspirant à exercer le pouvoir. À l’instar de celui du Parti québécois en 1976, les divers slogans électoraux se réfèrent souvent aux valeurs de bonne gouvernance pour séduire et convaincre les citoyens.

Présentant une esquisse d’une recherche en cours, cette conférence cherche ainsi à mieux comprendre comment la notion de bon gouvernement est intimement liée à l’exercice du politique au Québec et au Canada depuis les origines jusqu’à aujourd’hui.
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25 février 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Le corps dans la publicité pour médicaments: de la santé et de ses usages
Conférence de
Denyse Baillargeon
Encore peu étudiés par l’historiographie, les médicaments vendus sans ordonnance ont pourtant largement contribué au phénomène de la médicalisation de la société, notamment par un recours intensif à la publicité qui leur a permis de diffuser, à grande échelle, de nouvelles conceptions de la maladie et de la bonne santé. Centrée sur l’étude des annonces publicitaires pour le Dr Chase Nerve Food et Aspirine parues dans différents quotidiens et magazines québécois entre les années 1920 et les années 1960, cette conférence s’attardera, dans une perspective genrée, à leur discours sur les malaises physiques et la douleur de même qu’à leurs représentations du corps et de ses usages.
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29 janvier 2015 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
«You know what you eat you are»: la parole nutritionnelle au Québec de 1945 à 1980, vecteur de valeurs et de modèles de vie
Conférence de
François Guérard
Dans les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale, la nutrition se taille une place grandissante dans l’espace public. Les groupes énonciateurs d’avis se diversifient, chacun émettant ses explications sur ce qu’il faut manger ou éviter d’ingérer. Tous ces discours s’entrecroisent dans un tumulte médiatique d’où le citoyen extraira un choix de pratiques alimentaires devant améliorer son état de santé. Mais souvent, l’argumentation qui lui est soumise charrie également des considérations n’ayant que peu à voir avec la promotion sanitaire, puisqu’invoquant plutôt des valeurs et des modes de vie dont il s’agit alors d’assurer la pérennité, ou de précipiter l'émergence. C’est dans cette perspective que seront caractérisés et comparés les principaux discours nutritionnels au Québec de 1945 à 1980, en l’occurence ceux émis par les organismes publics, les éducateurs membres du clergé, les nutritionnistes, les naturopathes, les compagnies d’assurances et le mouvement hippie.
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13 novembre 2014
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
De la solidarité à l'amertume: le Québec devant les minorités canadiennes-françaises au mouvement Richelieu (1944-1995)
Conférence de
Serge Dupuis
Bien que le mouvement Richelieu ait été fondé à Ottawa pour rassembler les Canadiens français au Québec et en sa périphérie autour d'un idéal nationaliste et humanitaire commun, il a été fortement ébranlé par le néonationalisme des années 1960 et a dû altérer ses visées en quelque sorte pour se maintenir à flot. Cette communication propose un retour sur l'évolution du rapport du Québec à sa diaspora dans la deuxième moitié du XXe siècle.
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30 octobre 2014 à 12 h
0015, pavillon Suzor-Côté, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Chroniques théâtrales de l'entre-deux-guerres à Montréal ou comment sortir de la crise ?
Conférence de
Hervé Guay
En Amérique comme en Europe, l’événement majeur de l’entre-deux-guerres est bien entendu la crise économique de 1929. Mais justement, cette crise n’est pas qu’économique, elle est aussi culturelle en raison des transformations cruciales qui touchent les arts – et les arts de la scène en particulier – à compter du début du XXe siècle. Les critiques dramatiques qui officient depuis peu dans les grands quotidiens montréalais ne sont pas insensibles à cette « crise » et y réagissent fréquemment, d’autant plus que celle-ci s’aggrave après le Krach boursier et l’avènement du cinéma parlant. Comme il leur est difficile de le faire dans l’espace événementiel de la critique de représentation, c’est dans la chronique qu’on leur confie que ces critiques dramatiques élaboreront leur discours sur les problèmes de financement et d’adaptation que connaissent les arts de la scène face aux nouvelles technologies que constituent alors le cinéma, la radio et l’enregistrement sonore. Les chroniques parues à l’intérieur du journal Le Canada fourniront donc le matériau de base à nos analyses des discours des critiques de théâtre de l’entre-deux-guerres qui ne ménagent pas leurs efforts pour trouver une issue à la grave crise que traverse le théâtre à cette époque.
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18 septembre 2014 à 12 h
4214, pavillon Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières, Trois-Rivières
 
Risque et accidents dans la ville industrielle. Le cas de l'incendie de l'usine de tabac Macdonald, Montréal, 1895
Conférence de
Magda Fahrni
Cet exposé traite d’un épisode issu de mon projet de recherche actuel, une monographie portant sur les accidents – accidents du travail, accidents de la route, accidents domestiques – dans le Montréal industriel. Dans ce livre, qui s’inspire de la sociographie du risque, je tente de comprendre la façon dont les accidents, jadis compris comme étant le résultat du destin ou le fruit du hasard, sont progressivement perçus, au tournant du vingtième siècle, comme des évènements qui peuvent être prévus et donc prévenus, à l’aide des sciences, des techniques, des statistiques et de l’éducation des individus.

L’épisode qui sera examiné dans cet exposé est l’incendie qui a eu lieu à l’usine de tabac Macdonald, à Montréal, en avril 1895. Haut lieu de l’industrialisation à Montréal, cette usine de tabac – la plus importante au Canada – employait presque un millier de personnes, dont la vaste majorité était des femmes et des adolescents. Le propriétaire de l’usine, William C. Macdonald, était réputé comme l’homme le plus riche du Canada à l’époque. Trois jeunes ouvrières et un jeune ouvrier sont morts lors de cet incendie; d’autres employés ont été gravement blessés. Les traces documentaires des poursuites judiciaires qui ont suivi cet incendie, tout comme les enquêtes du Coroner et la couverture journalistique de cette tragédie, sont révélateurs des attitudes populaires et officielles face aux accidents du travail et face à la possibilité de les prévenir. Ces accidents étaient-ils perçus comme les dommages collatéraux inévitables du progrès industriel? Certains travailleurs étaient-ils plus susceptibles aux accidents que d’autres? Ces accidents provoquaient-ils l’indignation, voire la colère, de la population locale? Comment les notions de faute, de responsabilité et de blâme ont-elles été analysées au lendemain de cette catastrophe? L’incendie de l’usine Macdonald a-t-il donné lieu à des réformes législatives, à la manière de l’incendie Triangle Shirtwaist à New York une quinzaine d’années plus tard?
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3 avril 2014 à 12 h
Local 0015, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Les persistances seigneuriales dans le Québec du 20e siècle : enjeux d’histoire et de mémoire
Conférence de
Benoît Grenier
La seigneurie est l’une des plus anciennes institutions de l’histoire canadienne ; elle se démarque aussi par son étonnante longévité : « un régime qui ne veut pas mourir », écrivait en 1968 l’historien Georges Baillargeon. En regard de cette saisissante longévité, quelle mémoire s’est érigée à propos de la seigneurie dans l’histoire du Québec ? Objet mémoriel étroitement associé à la mise en place du territoire et du paysage québécois, le régime seigneurial paraît omniprésent et a donné lieu à de multiples formes de patrimonialisation dans la partie du territoire du Québec qui lui fut autrefois soumis. Mais en dehors de la toponymie et du patrimoine bâti qui continuent à témoigner du passé, comment expliquer l’oubli de la disparition somme toute récente de la « société seigneuriale » ? Notre propos s’inscrit dans une vaste recherche relative aux persistances seigneuriales dans le Québec post-1854 que nous menons à partir des archives du Syndicat national du rachat des rentes seigneuriales (BAnQ-Qc – E39). Ces travaux visent à révéler l’ampleur des continuités sur les plans économique et social entre 1854 et 1940, ainsi qu’à réfléchir à la discrétion du groupe seigneurial et à sa composition hétérogène au terme du processus, une possible clé pour comprendre l’oubli de cette ultime phase de l’histoire seigneuriale québécoise.
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20 mars 2014 à 12 h
Local 1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Écrire au président Woodrow Wilson : stratégies et mise en scène de soi
Conférence de
Carl Bouchard
Écrire au président Woodrow Wilson : stratégies et mise en scène de soi
Le président américain Woodrow Wilson peut être considéré comme le premier « homme politique mondial », tant sa popularité au terme de la Grande Guerre s’étend à l’ensemble du globe. Le chef d’État américain, par un sens politique aigu et par un argumentaire savamment développé au fil du conflit, est l’homme de tous les espoirs. C’est par lui, et en lui, que des millions de personnes, qu’elles aient souffert directement ou non pendant la guerre, entrevoient l’horizon d’un monde en paix. Des milliers de Français de tous les milieux ont écrit à Wilson entre la signature de l’Armistice en novembre 1918 et celle du traité de Versailles en juin 1919. Ma communication s’intéressera à la façon dont ces hommes et ces femmes ont cherché, par diverses stratégies, à se rapprocher de l’icône qu’est devenu Wilson, à établir avec lui, par cette correspondance à sens unique, une relation à distance; bref, à faire en sorte que, parmi la masse de lettres qui lui parvient chaque jour, la leur soit lue. Plus généralement, ma communication questionnera, par le biais de l’écriture aux autorités politiques, le rapport que les citoyens français du début du XXe siècle entretiennent avec le pouvoir.
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20 février 2014 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières, Trois-Rivières
 
Librairie, droits d'auteur et autoédition : évolution des enjeux du XVIIIe siècle à l'ère numérique
Conférence de
Marie-Claude Felton
Depuis quelques années, nous sommes témoins de bouleversements majeurs dans le monde de l’édition, principalement grâce à l’édition numérique qui peu à peu libère le livre de ses contraintes matérielles et commerciales traditionnelles. L’édition grâce aux nouvelles plateformes numériques, qui permettent désormais à une myriade d’auteurs de toutes sortes d’éditer à leur compte sans intermédiaire, soulève plusieurs questions, notamment relatives au rôle de l’éditeur et du libraire et aux droits d’auteur. Ces enjeux ne sont toutefois pas récents et trouvent écho dans un long et riche passé ; particulièrement depuis le XVIIIe siècle, l’écrivain, le marché littéraire et les droits tant commerciaux que moraux sur une œuvre sont au cœur de multiples débats et législations. Au cours de cette présentation, nous proposons de faire un bref tour d’horizon sur l’histoire de l’autoédition, de sa pratique et de ses enjeux, depuis les écrivains du siècle de Voltaire jusqu’aux plus récents auteurs à succès.
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28 janvier 2014 à 12 h
Local 1002, Pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La Bataille de Londres et ses suites
Conférence de
Frédéric Bastien, professeur, Collège Dawson
La conférence relate les péripéties entourant le rapatriement de la constitution, en particulier le rôle de la Cour suprême. Elle traite également de la tempête médiatique qui a suivi la publication du livre.
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28 novembre 2013 à 12 h
Local 1002, Pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Une pratique réglementaire commune? Les ordonnances des intendants de colonie et de généralité au début du 18e siècle (1700-1750)
Conférence de
Marie-Ève Ouellet
L’ordonnance est l’expression privilégiée du pouvoir d’ordonner de l’intendant. Dans les colonies comme dans les généralités, il s’en rendait plusieurs par jour et sur tous les sujets. Au Canada, l’abondance de cette source a longtemps conditionné l’image de l’intendant, à qui l’on a reproché de s’immiscer dans tous les domaines de la vie des habitants par une règlementation frénétique et pointilleuse. Les rares études qui se sont penchées sur les ordonnances coloniales en déplorent le manque de cohérence d’ensemble et de vision à long terme, tout en concédant que les mécanismes exacts de l’élaboration des règlements demeurent méconnus. En effet, si les ordonnances sont un incontournable de toute étude sur le pouvoir colonial, la source en elle-même demeure largement incomprise. Se pourrait-il que l’on reproche aux ordonnances ce qui relève de leur nature même ?

La mise en relation des intendances du Canada et des généralités françaises de Bretagne et de Tours permet de pallier les silences de leurs archives respectives et de décloisonner les contextes colonial et métropolitain pour s’interroger sur l’existence d’une pratique règlementaire commune. À l’aide d’un corpus d’ordonnances du début du 18e siècle, il s’agira de mieux cerner la nature de cet acte et de voir ce qu’il peut nous apprendre sur le travail de l’intendant de part et d’autre de l’Atlantique.
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31 octobre 2013 à 12 h
Local 1002, Pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’argent, les Premières Nations et l’avènement de l’État canadien dans le subarctique, 1830-1950
Conférence de
Brian Gettler
L’analyse historique des espaces monétaires et de leurs frontières changeantes nous renseigne à la fois sur le développement de l’État et sur l’exercice symbolique de la souveraineté. Au Canada, l’argent, tout comme le réseau routier, la foresterie et l’agriculture contribue au processus d’expansion coloniale, liant symboliquement des régions éloignées aux centres de pouvoir européens, puis nord-américains. Cette conférence examinera les transformations que subit l’espace monétaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, puis celui de l’ouest de la baie James, entre le début du XIXe siècle et les années 1910. Au cours de cette période, les deux régions passent du contrôle formel de la Compagnie de la baie d’Hudson, une entreprise privée qui incarne toutefois le pouvoir symbolique de la couronne d’Angleterre, à celui de l’État canadien. Les Autochtones jouent un rôle fondamental dans le changement de régime monétaire qui accompagne cette rupture politique.
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12 septembre 2013 à 12 h
0015, pavillon Suzor-Côté (s-s), Université du Québec à Trois-Rivières
 
Le Québec et le monde à travers nos grands discours
Conférence de
Danic Parenteau
Parcourir les grands discours qui ont marqué l'histoire du Québec, c'est une façon de revisiter certains des événements au cœur de cette histoire, les grands événements façonnant souvent les grands discours. C'est aussi une façon de découvrir le rapport que le Québec a entretenu avec le monde au fil de son histoire, que ce soit avec le reste du Canada, avec la France et la Grande-Bretagne, par exemple. Ces discours dévoilent, chacun à sa façon, un rapport singulier avec l'étranger, marqué par des repères symboliques propres, des tensions ou filiations, et par des rapports de force, notamment politiques, ayant contribué à ces événements marquants. C'est cet aspect du rapport du Québec au monde que la présente conférence entend explorer. 
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4 avril 2013 à 12 h
1002 pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L'Histoire nationale à l'école québécoise; regards sur deux siècles d'enseignement
Conférence de
Félix Bouvier, Michel Allard, Paul Aubin et Marie-Claude Larouche
Cette communication aborde l’enseignement de l’histoire nationale prodigué au Québec des origines à nos jours, aux ordres primaire, secondaire et pré-universitaire, dans les écoles francophones, anglophones et autochtones. Bien qu’il s’agisse de regards portés individuellement par des chercheurs en histoire, en éducation et en sciences politiques, trois aspects ont généralement été privilégiés pour l’analyse, à savoir les programmes, les manuels et les autres documents officiels, rapports, politiques ou discours pédagogiques se rapportant à cet enseignement de l’histoire. Le tout constitue la première tentative de description et d’analyse de ce qui s’est enseigné et de la manière dont on a procédé dans les écoles, s’attachant ainsi à dessiner les contours scolaires de l’histoire nationale à l’échelle d’un territoire à géométrie variable selon les époques. Dès les véritables débuts de l’enseignement de l’histoire nationale, dans les années 1830, des efforts de bonne entente entre le conquérant anglo- britannique et les Canadiens bientôt devenus Canadiens français animent à l’évidence l’enseignement de l’histoire nationale. Force est de constater par la suite que l’appartenance à l’une ou l’autre dénomination religieuse (catholique ou protestante) et l’usage des langues française ou anglaise ont joué entre 1875 et 1964 un rôle important dans l’énoncé des visées curriculaires. Survenue dans les années 1970, l’unification des programmes s’inscrit dans la foulée des recommandations du rapport Parent. Nous mettrons en lumière les différents courants pédagogiques qui ont animé les milieux de l’éducation, au travers des époques, dans ce secteur névralgique pour la mémoire et l’identité collective des Québécois d’aujourd’hui comme d’hier et de demain.
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24 janvier 2013 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Du volontariat à la professionnalisation. Les transformations récentes des services de sécurité incendie du Québec
Conférence de
Karine St-Denis
En 2000, la Loi sur la sécurité incendie instaure un vaste mouvement de professionnalisation des services de sécurité incendie québécois. Assurée jusqu’alors à 80 % par le volontariat local, la sécurité incendie est maintenant sujette à des normes professionnelles, des formations accréditées et à des schémas de gestion de risques.

Quelles sont les justifications à l’origine de cette professionnalisation ? Quels sont les moyens déployés ? Quelles en sont les conséquences sur notre sécurité collective et sur l’organisation des services de sécurité incendie ?

Cette conférence présente les premiers résultats d’une recherche ethnographique menée sur cette professionnalisation des services de sécurité incendie. Elle offrira un portrait socio-historique de cette professionnalisation ainsi que les résultats d’entrevues de recherche réalisées auprès de pompiers québécois.
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6 décembre 2012 à 12 h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Espace transculturel et littérature migrante
Conférence de
Junga Shin
Selon nous, l’intérêt heuristique premier du transculturalisme ne réside pas dans le fait que celui-ci offrirait une norme interactive de type universel, mais plutôt dans la valeur qu’il attribue à la diversité culturelle en tant que théâtre d’une nouvelle forme de vie à travers l’interaction avec les autres. C’est à partir de cette hypothèse que nous procéderons à l’examen de l’espace transculturel, ce lieu potentiel dans lequel s’opère un processus que Yuri Lotman, fondateur de la sémiotique de la culture, caractérise en termes d’« explosion culturelle ». Pour mieux cerner les caractéristiques de ce processus et illustrer concrètement ce qui se passe à travers le contact culturel, nous porterons notre attention sur la littérature migrante québécoise et, plus particulièrement, sur un ouvrage de Ook Chung, écrivain migrant québécois d’origine coréenne, ouvrage qui a pour titre Kimchi.
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15 novembre 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Méchante langue : La légitimité linguistique du français parlé au Québec
Conférence de
Chantal Bouchard
Comment expliquer le fait que le français parlé au Québec n’ait pas le prestige accordé généralement à la langue française ? Chantal Bouchard a déjà brillamment abordé cette question dans La langue et le nombril, un livre qui a connu un succès critique considérable. Cette fois-ci, elle remonte aux sources. Tous les témoignages antérieurs à la Révolution française confirment que la langue parlée au Canada ne se distinguait pas du français de l’époque. Mais alors que le Canada est coupé de ses racines, en France tout est bouleversé par la Révolution et une nouvelle norme linguistique s’impose. Au surplus, cette norme est réglementée par une politique d’uniformisation qui rend illégitime toute variation.
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1er novembre 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
René Lévesque, chroniqueur
Conférence de
Éric Bédard
De tous les premiers ministres du Québec, René Lévesque est certainement celui qui a laissé le plus de textes. Parmi cette production, la plus importante, et la moins connue, reste ses chroniques, publiées entre 1966 et 1976 dans le Dimanche Matin, Le Clairon de Saint- Hyacinthe, le Journal de Montréal et Le Jour. Pendant 10 ans, Lévesque livre ses commentaires sur l’actualité politique québécoise, canadienne et internationale. Souvent, la frontière entre le politicien et l’ancien journaliste, entre le chef de parti et l’analyste est poreuse. Ses avis, impressions révèlent non seulement les convictions les plus profondes d’un homme engagé, mais les préoccupations, les tiraillements et les mutations d’une époque.
Pour aller au-delà du « mythe » Lévesque et mieux connaître le personnage et son époque, il a été décidé de publier l’intégrale de ces chroniques. Quelle est l’origine de ce projet ? Quels sont les défis d’un tel travail ? Que révèlent ces chroniques sur le fondateur du Parti québécois ? Voilà les questions auxquelles je tenterai de répondre.
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4 octobre 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Solidarités : Un argument en faveur de la social-démocratie
Conférence de
Christian Nadeau
Les responsabilités des groupes ou des individus au sein d’une société émergent au travers des échanges que nous avons entre nous et des attentes légitimes que nous pouvons avoir au sujet de tel ou tel groupe. Nous ne vivons pas comme des Robinsons iso- lés. Chaque Robinson a au moins son Vendredi, et les échanges encadrent le genre de pouvoir qui existe entre nous, mais aussi ses limites, ce qui correspond selon moi à des responsabilités mutuelles. Or, ces responsabilités s’appuient sur des institutions, formelles, très organisées, comme informelles, comme par exemple des rencontres au café pour parler de la pluie ou du beau temps, mais aussi de politique.
L’ensemble de ces échanges forge ce que je décris comme des réseaux de solidarité. Contre une gauche qui pense uniquement en termes d’enjeux collectifs et contre la droite qui veut ne voir que les seuls individus, mon approche propose de montrer en quoi la justice sociale et la pensée progressiste ou un certain type de gauche est seule capable de protéger les individus. La solidarité de tous est le bouclier qui défend les libertés de chacun.
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14 mars 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Les nègres... sont comme les dames, toujours prêts à aller en ville : l'élite esclavagiste américaine et l'espace urbain, 1790-1877
Conférence de
Marise Bachand
La ville occupe une place ambiguë dans l’histoire du Sud des États-Unis, une région réputée pour son extrême ruralité et ses grandes plantations de coton, de riz et de sucre. Les villes de Charleston, Savannah, Richmond et la Nouvelle-Orléans ont longtemps été dépeintes comme des excroissances dans le paysage régional. On en connaît donc beaucoup sur la vie rurale des planteurs, mais très peu sur leurs séjours –souvent prolongés– dans les centres urbains du Sud. Examen des multiples significations de la ville pour les hommes et les femmes de l’élite sudiste, cette conférence est également une exploration de l’interaction entre le genre, l’espace et les relations de pouvoir dans une société esclavagiste.
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16 février 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’infanticide à l’époque moderne. Sources, problèmes et réflexions
Conférence de
Elena Taddia
L’infanticide est le meurtre du nourrisson ou de l’enfant en bas âge. Les archives judiciaires représentent la source principale d’investigation, toutefois les historiens ont été souvent découragés par la difficulté à saisir ce type de sources.
Je me propose d’esquisser un portrait de l’infanticide, des sources, des problématiques liées à l’étude ce crime dans l’Occident moderne. À partir d’un croisement de sources juridiques depuis l’antiquité jusqu’à sa consécration au siècle des Lumières et de sources d’archives judiciaires et médicales, je vais esquisser un portrait de l’infanticide en essayant de donner des réflexions méthodologiques et des outils de travail.
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19 janvier 2012 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Rapports de genre et rapports de propriété: une nouvelle perspective pour l’histoire urbaine
Conférence de
Robert C.H. Sweeny
Entre le milieu du 18e siècle et la fin de 19e siècle partout en occident s’opère une modification profonde des rapports millénaires qui régissaient genres et propriété. L’équilibre historique entre la valeur de biens meubles et la valeur des immeubles fut rompu.
Cette communication explore cette transformation au sein des classes populaires de Montréal. Où la perte de valeur des biens meubles fermait la porte à la petite production marchande, alors que la croissance inédite de la valeur des immeubles s’ouvrait grande à la possibilité d’une accumulation de capital rentier.
Robert Sweeny est l’auteur d’une quarantaine de titres académiques et le codirigeant du groupe de recherche Montréal l’avenir du passé.
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8 décembre 2011 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Le tremble-terre de 1663 et ses effets prodigieux (dont le récit de l'incarnation d'une identité canadienne)
Conférence de
Anne Trépanier
Cette présentation explore le ressac de l’érosion de l’héritage européen sous la plume de Marie de l’Incarnation ; ce que j’appelle la refondation. Je montrerai que sous l’Ancien Régime mais surtout sous la plume de l’Ursuline, la Nouvelle-France passe du changement subi au changement voulu.
En effet, au cours du mois de septembre et d’octobre 1663, les âmes comme les murs ont frémi en Nouvelle-France ; en solidifiant ces derniers, les âmes des travailleurs auront eu tout le loisir de se rénover, elles aussi. Ainsi perçue, la refondation confond les deux attitudes de la reconstruction - matérielle et spirituelle - et pose les assises d’une nouvelle identité autochtone, canadienne celle-là.
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24 novembre 2011 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Public Spaces, Knowledge and Sociability
Conférence de
Brian Cowan
The history of knowledge formation and the role of public sociability in the creation and diffusion of new ideas was largely developed and theorized by German sociologists such as Georg Simmel and Norbert Elias in the early twentieth century, but this work has been applied most enthusiastically by Francophone and Anglophone historians and critics in recent decades, particularly under the influence of Jürgen Habermas’s arguments for the emergence of a bourgeois public sphere in eighteenth-century Europe. My presentation traces the ways in which this Germanic sociological tradition has been adapted to develop the history of sociability in its myriad forms. Just as many early sociologists thought that the European ‘old regime’ of the seventeenth and eighteenth centuries marked an important watershed moment in the history of sociability and public life, it has been early modern European historians and literary critics who have made the greatest use of these concepts. Their work thus forms the focus for much of the discussion, even though the history of sociability can (and should) be addressed by historians of any period or place.
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21 septembre 2011 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Écrire Maurice Richard : bilan et perspectives
Conférence de
Benoit Melançon
Pourquoi un spécialiste des études littéraires, dix-huitiémiste de son état, décide-t-il un jour de se réclamer de l’histoire culturelle pour mener une recherche sur le plus célèbre joueur des Canadiens de Montréal, Maurice Richard ? Il s’agira, dans cette conférence, de faire un bilan de cette recherche, d’en rappeler les principales conclusions, de montrer quelles ont été quelques-unes des difficultés rencontrées, notamment sur les plans méthodologique et théorique. Dans le même temps, il faudra essayer de comprendre ce que l’histoire culturelle peut apporter aux études littéraires, elles qui ont grandement besoin d’être renouvelées. On terminera avec une analyse d’un aspect de l’imaginaire sportif québécois : la nécessité pour les partisans et les joueurs des Canadiens de Montréal de se passer, de génération en génération, le flambeau de l’équipe.
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21 avril 2011 à 12 h
1092, Pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L'affaire des « réfugiés politiques » français dans le Québec d'après-guerre. Retour sur l'événement, sa mémoire et l'écriture de son histoire
Conférence de
Marc Bergère
Alors que l’affaire Bernonville vient de connaître un nouveau rebondissement via la publication à Montréal d’un nouveau livre d’Yves Lavertu sur le sujet où l’auteur dénonce « la gestion biaisée de la mémoire québécoise face à un criminel de guerre », la conférence vise précisément à dépasser la polémique pour ériger cette mémoire en objet d’étude. Dès lors, il s’agit de présenter un projet de recherche qui, partant de l’événement – l’affaire des « réfugiés politiques » français au Canada dans l’immédiat après-guerre –, analyse aussi les usages de ce passé dans des temps ultérieurs entre histoire, mémoire et écriture de l’histoire. Sachant que l’objet existe en France et que l’on dispose des outils méthodologiques pour l’appréhender, la question sera également de mesurer quels peuvent être les apports mais aussi les limites d’une approche historiographique croisée France-Québec sur le sujet.
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24 février 2011 à 12 h
1085, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Histoire des agents d’assurance-vie au Québec, 1900-1960
Conférence de
Jonathan Fournier
Cette conférence porte sur l’histoire de la profession d’agent d’assurance-vie. Nous verrons les caractéristiques de ce métier qui recrute chaque année des milliers d’agents. Ces derniers doivent convaincre une population réticente à l’idée de fixer une «valeur monétaire à leur vie». Si plusieurs échouent dans leur tentative de devenir agent d’assurance, ceux qui réussissent amassent de petites fortunes. Voilà donc une profession où l’on peut devenir riche sans disposer d’un capital de départ, ni d’études particulières. Pas étonnant que l’on attire autant de candidats, bons ou mauvais. Cette profession s’attire d’ailleurs à la fois les critiques du public et de l’État, qui questionnent la moralité des compagnies et de leurs agents.
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27 janvier 2011 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Traces matérielles de vies passées. Les objets et archives de la famille Drummond de Montréal
Conférence de
François Cartier
Cette présentation est une étude de cas pour illustrer ce que les familles laissent derrière elles comme traces documentaires et matérielles. À partir de la collection de la famille Drummond, qui est conservée au Musée McCord de Montréal, il est proposé de voir comment ces vestiges de vies passées nous renseignent sur les bonheurs, les réalisations et les tragédies d’individus ayant vécu dans le Montréal bourgeois du début du 20e siècle. Un siècle plus tard, que nous disent ces documents et ces objets? Quelles valeurs véhiculent-ils maintenant ? Comment sont-ils gérés et accessibles au côté de milliers d’autres items composant les collections du McCord ? Voilà quelques questions qui seront abordées lors de cette présentation.
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25 novembre 2010 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’électricité, une clé pour comprendre les représentations du Québec contemporain
Conférence de
Stéphane Savard
Avec la création d’Hydro-Québec en 1944, les responsables politiques québécois obtiennent un outil supplémentaire pour imaginer le Québec et sa société, particulièrement lorsqu’ils orientent ou critiquent les projets énergétiques et les choix de l’entreprise publique. La conférence analyse donc la nature et, surtout, les variations de ces représentations qui touchent à l’espace approprié (rapport à la nature et conception du territoire), à la modernité (économique et technologique) ou encore à l’idée de faire société avec ou sans l’Autre autochtone. Ce faisant, elle met l’accent sur les conflits et consensus entre les responsables gouvernementaux, les élus de l’opposition et les dirigeants d’Hydro-Québec au sujet des significations données aux différentes représentations préconisées.
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6 octobre 2010 à 12 h
1093, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La mort, objet des sciences du social
Conférence de
Claude Javeau
Événement d’une banalité extrême, la mort est par excellence objet d’une sociologie de la vie quotidienne. Selon les lieux et les époques, elle suscite des réactions qui sont à leur tour modulées en fonction des positions sociales. Un certain nombre d’invariants la caractérisent cependant comme le statut extraordinaire du cadavre, la croyance en l’immortalité de l’être humain, l’inclusion de la mort dans le domaine du sacré, l’existence de rites spécifiques liés à l’agonie, au décès et aux obsèques. À l’heure où l’on annonce souvent la « crise de la mort », qu’en est-il de ces invariants, et comment notre société gère-t-elle la fin de vie et dispose-t-elle des dépouilles mortelles ? Une attention particulière sera accordée à la ritualisation des pratiques de crémation dans le monde occidental, ainsi qu’aux problèmes posés par l’euthanasie.
Claude Javeau, né à Liège en 1940, est professeur émérite de sociologie de l’Université libre de Bruxelles. Il a abondamment publié, tant dans le domaine scientifique que dans celui des essais et de la littérature de fiction. Thanatologue reconnu, il est lié à la revue Frontières éditée par le programme d’études sur la mort de l’UQUAM. Dans ce domaine, il a notamment signé un livre, Mourir (Bruxelles, 1988, 2000), et a rédigé plusieurs rubriques dans l’Encyclopedia of Death and Human Experience, en deux volumes, publiée par Sage en 2009, ainsi que de nombreux articles sur la sociologie de la mort, consacrés notamment au retour des rituels dans les dispositifs cinéraires.
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27 septembre 2010 à 12 h
1085, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Une position compréhensive en histoire de la médecine et de la psychiatrie
Conférence de
Jacques Arveiller
L’auteur voudrait expliciter ici ce que serait une position épistémologique compréhensive en histoire de la médecine et de la psychiatrie. Par ce mot de « compréhensive » (Einfühlung des phénoménologues), il souhaite indiquer une voie de recherche parallèle, et nécessaire à ses yeux, par rapport à une pratique qui se voudrait seulement explicative (Aufklärung). Il le fera en prenant pour modèle l’œuvre de ces deux grands historiens de la psychiatrie que furent Henri Ellenberger (1905-1993) et Georges Lantéri-Laura (1930-2004), l’un et l’autre historiens mais aussi médecins et psychiatres.
Son propos l’amènera donc à réfléchir, en prenant des exemples dans son propre travail de recherche, sur quelques thèmes classiques qui intéressent l’historien : la fonction élucidative de l’histoire pour le temps présent et la notion de causalité historique ; la cumulativité du travail historiographique ; les notions de continuité et de discontinuité dans le temps historique et de rupture épistémologique ; le statut à accorder à l’histoire dite « de praticien », à la familiarité avec l’objet de recherche, à ses inconvénients et aussi aux bénéfices qu’on en peut tirer. Ce qui pose la question de la constance, de la permanence à travers l’histoire des objets de recherche
(par exemple : « la psychopathologie »). Il s’intéressera à ce propos aux notions « d’expertise décalée » et de « compétence abusive ».
Il se livrera aussi, chemin faisant, à quelques critiques et mises en garde : contre les impasses auxquelles mène le linguistic turn, avec un éloge contraire des méthodes préconisées par « l’histoire positiviste », pourtant vilipendée depuis des décennies ; contre certaines dérives d’une position constructiviste, qui mènent des « conditions de possibilité » (Bourdieu) à tenir lieu de causes historiques déterminantes.
Il tentera donc de dessiner ce que pourrait être au contraire une histoire phénoménologique, où le sens, parfois heureusement inattendu, se dégagerait sous certaines conditions de l’objet étudié, à l’opposé d’une historiographie dans laquelle on habille et justifie des idées philosophiques avec des bribes plus ou moins disparates du passé.
Il esquissera, pour finir, un propos plus pédagogique : les conséquences d’une telle position quant au choix concerté d’un sujet de thèse ou de mémoire, dans le contexte universitaire.
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21 septembre 2010 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
“ Un jardin est icy la moitié de la vie ” : typologie et botanique des jardins de la Louisiane et de la Nouvelle-Orléans, 1750-1850
Conférence de
Gilles-Antoine Langlois
L’espace colonial de la Louisiane a suscité des études historiques dans toutes les disciplines des sciences humaines, mais elles se sont curieusement peu attachées à la question des jardins et de la botanique. Je m’en suis rendu compte ces dernières années, lors de la préparation d’un site internet pour le ministère de la Culture français, puis lors de recherches pour la fondation Getty en vue de la restauration du jardin de la cathédrale de la Nouvelle-Orléans. La communication présentée ici ouvre sur ces deux thèmes, celui de l’art des jardins et celui des plantes : le dessin et les couleurs en quelque sorte. On verra que si la trame et l’ordonnance des jardins obéissent à une typologie européenne, les enseignements sur les plantes indigènes – pour l’essentiel, plantes utiles – ont été fournis par les Amérindiens.
Les jardins des forts militaires, ceux des concessions en campagne, et ceux des villes naissantes, obéissent à des formes héritées du carré à deux allées croisées et à rondeau central, qui est l’archétype du jardin depuis l’ancienne Perse. Légumes et arbres fruitiers – simples remèdes contre la dysenterie, les fièvres et les maladies vénériennes – sont plus fréquemment plantés que les fleurs et arbustes décoratifs.
Mais au-delà de ces constats, j’essaie de montrer quels sont les enjeux scientifiques de cette rencontre entre plusieurs sociétés : les « nations » amérindiennes, le milieu colonial et créole, et la métropole lointaine. Une botanique, en cours de constitution et de classement grâce aux travaux de Linné et de Jussieu, s’enrichit des apports nord-américains. Des plants venus de Louisiane et de France sont acclimatés dans deux jardins d’essai botanique à la Nouvelle-Orléans. Peu de temps après, les jardins les plus neufs du XVIIIe siècle seront composés de nombreuses plantes d’Amérique, dont beaucoup ont une descendance en France.
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8 avril 2010 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La Conquête et nous
Conférence de
Charles-Philippe Courtois
La Conquête est-il un événement qui influe encore sur nos vies en 2010 ? Pour tenter d’y répondre, l’auteur de La Conquête. Une anthologie se propose, dans cette conférence, de rappeler l’évolution du traitement de la Conquête dans l’historiographie québécoise. Outre la querelle entre l’école de Québec et l’école de Montréal, dont il rappellera les tenants, il reviendra ainsi sur ce qui a précédé ces deux écoles. D’une part une tradition dite de la Conquête providentielle, incarnée par des auteurs comme Mgr Plessis ou Thomas Chapais. Ensuite la tradition nationaliste, incarnée notamment par François-Xavier Garneau. Il situera également l’école de Québec et l’école de Montréal dans les traditions qui les précèdent à l’Université Laval et à l’Université de Montréal, avec respectivement les abbés Maheux et Groulx, titulaires des Chaires d’histoire. Il examinera ensuite l’évolution du traitement de la question, qui suivit ce débat entre les deux écoles, spécialement la position de l’école d’histoire sociale, ou « moderniste », sur le sujet, puis sur les évolutions les plus récentes, pour conclure sur des réflexions sur l’influence de la Conquête sur le Canada de 2010 et plus particulièrement l’intérêt que l’étude de l’événement et de ses suites peut avoir aujourd’hui et de l’importance que notre historiographie actuelle lui accorde, sachant que l’essentiel de la production historiographique en 2009 et qui peut s’annoncer pour 2010, au moment du 250e anniversaire de l’événement, est constitué de rééditions.

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23 mars 2010 à 12 h
1088, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Les musées sont-ils condamnés à séduire toujours plus de visiteurs ?
Conférence de
Daniel Jacobi
En 1997, j’ai publié un article qui s’intitulait de façon un peu provocatrice « Les musées sont-ils condamnés à séduire toujours plus de visiteurs » ? Pourquoi était-il opportun de poser cette question il y a 15 ans déjà ? Cette question est-elle toujours d’actualité ? Pourquoi les objectifs de fréquentation sont-ils devenus une jauge de la valeur culturelle de l’offre muséographique ? La diversification et la segmentation de l’offre est-elle la seule voie de transformation des grands équipements patrimoniaux ? L’action culturelle est-elle sur le point de céder sa place au marketing culturel ?

Au-delà de cette évocation des grandes évolutions de la politique des musées en France, cet exposé montrera comment, malgré tout, le fait de replacer le public au centre de la communication culturelle a transformé les pratiques de médiation du patrimoine. La plupart des exemples seront tirés du monde de la communication scriptovisuelle. Des étiquettes autonymes aux outils nomades, quelles aides à l’interprétation proposer aux publics aujourd’hui ? Mais le public lit-il les textes que l’on met à sa disposition ? Qui lit et comment lit-on ? Qu’est-ce qui rend un texte plus lisible qu’un autre ? Voilà quelques unes des questions qui seront abordées lors du survol qui m’a été proposé.
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27 janvier 2010 à 12 h
3095, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Fous, ivres ou méchants ? Les parents meurtriers au Québec, 1775-1965
Conférence de
Marie-Aimée Cliche
Cette recherche porte sur le filicide, soit le meurtre d’un enfant de plus de 24 heures et de moins de 18 ans, commis par ses parents biologiques ou un substitut parental. Son but est de saisir les différentes formes que peut prendre ce crime, l’évolution qu’elles ont connue au cours d’une période de deux siècles, ainsi que la façon de le juger. Le concept de genre aide à comprendre aussi bien la façon de commettre le filicide que les réactions de la société.

Les journaux et les archives judiciaires ont permis de repérer 138 affaires impliquant 95 femmes et 60 hommes. Des différences de genre apparaissent nettement. Les filicides inspirés par la vengeance sont plus souvent le fait des hommes qui commettent également presque tous les familicides (meurtre du conjoint et des enfants). La maladie mentale reste l’explication la plus fréquente du filicide, mais elle est appliquée plus souvent aux femmes. Des sentences plus lourdes, en moyenne, frappent les hommes, ce qui s’explique par un dossier judiciaire antérieur, mais aussi par la répartition des responsabilités au sein du couple.

Certaines causes de filicide disparaissent au fil du temps, tandis que d’autres font leur apparition. Simultanément, l’explication privilégiée par les contemporains entraîne parfois une déformation des faits. À chaque époque, sa façon de juger et de se tromper.

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1er décembre 2009 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La formation des paysages
Conférence de
Paul-Louis Martin
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19 novembre 2009 à 12 h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Institutions, élites et identités dans le monde rural canadien, 1825-1865
Conférence de
Jean-René Thuot
Depuis une vingtaine d’années, plusieurs historiens ont participé à donner de nouvelles couleurs à la trame socio-économique préindustrielle québécoise. Cette nouvelle historiographie a permis de mettre au jour un visage sensiblement contrasté de la paysannerie, faisant voler en éclats le paradigme d’un monde rural québécois relativement homogène. Portées par l’influence de l’approche microhistorique, nos recherches actuelles poursuivent dans le même sillon en fournissant de nouveaux éclairages sur les modalités de la reproduction sociale telle qu’expérimentée dans les milieux ruraux. L’exercice du pouvoir local représente le point de départ de notre questionnement : que peuvent nous révéler les institutions locales sur le tissu social ? Comment peut-on définir l’interaction entre les structures de pouvoir et les structures sociales ?

Ces questions seront abordées à travers une vaste enquête prosopographique menée sur la rive nord de la région de Montréal. La mise en lumière des mécanismes de reproduction sociale liés à l’exercice du pouvoir nous a conduit à réévaluer la composition des groupes sociaux, et donc à requestionner les paramètres de l’appartenance élitaire. La prise en compte du bagage culturel et des stratégies sociopolitiques nous a fait déborder les simples cadres de la notion de « profil social » pour définir les élites locales : c’est de cette manière qu’intervient le concept d’identité, dont nous préciserons l’application.
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21 octobre 2009 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’argent du curé de campagne
Conférence de
Serge Gagnon
Entre la fin du 18e siècle et les années 1830, le nombre de prêtres n’a jamais suffi à combler la demande. Les curés de campagne ont généralement vécu des carrières épuisantes, mais lucratives. Puisque la moitié d’entre eux sont morts avant d’avoir atteint la soixantaine, qu’ont fait de leurs surplus ceux dont la carrière n’a pas été interrompue par une mort précoce ? Cette communication retracera les éléments du revenu curial, le niveau de vie enviable du grand nombre, la simplicité volontaire d’une minorité. Elle illustrera diverses stratégies d’épargne et d’investissement, notamment la pratique du prêt ou l’acquisition de biens fonciers. En matière de dons entre vifs ou de pratiques successorales, notre analyse montrera à quels déchirements ont été confrontés les prêtres d’origine modeste, sollicités par les proches et davantage interpellés que les chrétiens ordinaires au grand commandement d’amour du prochain. Les fils de riches ont parfois encaissé des avoirs patrimoniaux importants. Parvenaient-ils facilement à distinguer revenu gagné et cette part de richesse reçue de leurs ascendants ? Leur rapport à l’argent était-il différent de celui qu’on observe chez les sujets que la profession a lancés sur la voie de l’ascension sociale ? Nous tenterons de répondre à ces délicates questions.

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1er octobre 2009 à 12 h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Des banlieues qui se distinguent : identité et métropolisation sur l’île de Montréal (1880-1939)
Conférence de
Harold Bérubé
Gouvernements locaux devenus rapidement les courroies de transmission d’un véritable projet de construction communautaire, les municipalités de l’île de Montréal ont contri- bué, à partir de la fin du XIXe siècle, à modeler un milieu physique et social particulier et à en tracer les frontières, par une utilisation souvent imaginative de la réglementation. Cet effort s’est doublé de discours qui ont contribué à expliciter le sens de ce projet.

Ainsi, nous allons nous intéresser aux discours émanant des banlieues montréalaises de Westmount, Pointe-Claire et Mont-Royal, entre la fin du XIXe siècle et le début de la Seconde Guerre mondiale. D’une part, ces discours démontrent un effort de promotion des banlieues montréalaises comme des milieux privilégiés, alliant l’idéal nostalgique d’un retour à la nature et la célébration des développements technologiques qui ont rendu cet exode vers la périphérie possible. D’autre part, ils ont per- mis aux banlieues bourgeoises de se situer par rapport à la ville centrale, au moment où l’administration montréalaise commence à rêver d’ « une île, une ville ». Néanmoins, dans les deux cas, ces discours ont servi la même fin que le lourd appareil réglementaire municipal : faire de ces banlieues des milieux distincts et distingués.
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2 avril 2009 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Missions contemporaines, guérison et indigénisation : le travail des missionnaires fidjiens au Nunavut
Conférence de
Frédéric Laugrand
Après une mise en contexte historique des missions évangéliques et pentecôtistes à l’oeuvre dans l’Arctique canadien depuis les années 1950, cet exposé aborde les stratégies et les pratiques rituelles d’un groupe évangélique, le Canada Awakening, actif dans plusieurs communautés inuit du Nunavut. À partir de divers matériaux ethnographiques recueillis au cours des cinq dernières années, l’auteur analyse plus particulièrement le travail de missionnaires originaires des îles Fidji. L’exposé traite des ambigüités de ce groupe qui parvient avec succès à se nourrir des cultures traditionnelles tout en les rejetant. Il montre que cette habileté à jouer sur deux tableaux se double d’une capacité à relier ou connecter des thèmes aussi différents que ceux des problèmes sociaux, de la globalisation, des changements climatiques et des savoirs traditionnels dans un contexte de renforcement identitaire et d’indigénisation.

Crédits iconographiques
Jean Marie River [R.C. Priest with young children. n.d.] © NWT Archives/ N-1992-255-0244 2 Fort Providence.
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21 janvier 2009 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’hydro-électricité au Québec avant Hydro-Québec. Les concessions Saguenay-Péribonka dans les années 1890 à 1940
Conférence de
David Massell
Trois énormes réservoirs contrôlent le débit de la rivière Saguenay pour permettre la production d’énergie et de biens manufacturés : le lac Saint-Jean dans les années 1920, Manouane et la passe Dangereuse dans les années 1940.
Que deviendront ces réservoirs ?
Le professeur Massell explore le processus par lequel le Gouvernement du Québec a concédé à des intérêts privés américains le droit de remodeler le bassin de la rivière Saguenay afin d’y favoriser le développement industriel à large échelle, décision qui s’avéra lourde de conséquences, tant pour l’agriculture et l’industrie régionale, que pour l’environnement boréal et les populations autochtones.
Considérées dans leur ensemble, les concessions Saguenay-Péribonka démontrent comment le type de gestion de la ressource hydro-électrique qui prend forme dans les décennies 1920 et 1930 a conduit à la formation d’Hydro-Québec en 1944. L’exposé aborde aussi la question de la conquête de la frontière nordique à la faveur de l’industrialisation hydro-électrique, de même qu’il jette un regard sur les relations canado-américaines.
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27 novembre 2008 à 12 h
1222, pavillon Albert-Tessier, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La rééducation ‘totale’ des adolescents à Boscoville. Un moment tournant dans l’histoire de la délinquance juvénile (1942-1970)
Conférence de
Louise Bienvenue
Cette conférence veut mettre en lumière la rupture qu’a représentée le « moment Boscoville » dans le champ de régulation de la délinquance au Québec. Fondée comme une simple colonie de vacances au début des années 1940, Boscoville devient, à partir du milieu des années 1950, une institution-phare du réseau de prise en charge de la protection de la jeunesse. Dans cet espace clinique d’avant-garde, la délinquance est réinterprétée comme un problème essentiellement psychique : une « déviation par rapport à soi ». Sont ainsi relégués en périphérie de l’analyse, les facteurs biologiques, sociaux et environnementaux jusqu’alors associés à la déviance.
Aux yeux de la jeune équipe laïque qui conçoit le traitement en puisant aux sciences du psychisme, les actes antisociaux ne sont qu’une manifestation d’une blessure intérieure. La cure, plutôt que de chercher à mouler les comportements comme le faisaient les anciennes écoles de réforme, tente plutôt de percer le for intérieur de l’adolescent inadapté. Pour y parvenir, l’approche rééducative dite « totale » exige que ce dernier soit intégré dans un milieu où tous les paramètres sont contrôlés.
L’expérience de Boscoville consacre bel et bien l’effritement d’un modèle de disciplinarisation axé sur la contrainte des corps, la mise au travail et la pratique religieuse. Elle favorise le déploiement d’une nouvelle façon d’envisager le travail sur l’humain par l’investissement de sa dimension psychique. Quelles sont les incidences de ce passage des « bons frères » aux « psys », dans la gestion de la délinquance ? Doit-on concevoir la manipulation des psychés comme la voie moderne d’assujettissement ?
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23 octobre 2008 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Draveurs et servantes demandés. L’État et le placement des chômeurs au Québec du jeune XXe siècle
Conférence de
François Bisson
À l’aube du 20e siècle, une vague sans précédent d’immigration et d’exode rural afflue aux portes de Montréal, première ville industrielle au pays. Une population flottante en recherche d’emploi, composée d’ouvriers manuels et de travailleuses domestiques, peuple alors les rues de la métropole d’avant-guerre. Profitant de cet environnement social, les agences de placement privées payantes pour journaliers et servantes prospèrent en attirant ces nouveaux arrivants vers leurs comptoirs.

Le problème des sans-travail prenant une acuité particulière dans les villes nord-américaines des années 1900, instaurer un bureau de placement public gratuit devenait une nécessité pour une agglomération telle que Montréal. Le gouvernement, selon les contemporains, devait libérer des griffes des agents de placement les pauvres ouvriers et les jeunes servantes en perte de revenu. Dès lors, le bureau provincial fera vite concurrence aux agences d’emploi commerciales qui capitalisaient sur la fragilité de cette main-d’œuvre non qualifié.

Cette communication a pour but central d’analyser les premiers bureaux de placement publics pour ouvriers et ouvrières établis à Montréal et à Québec, en 1911, par le ministère provincial des Travaux publics. Cet exposé permettra de comprendre le processus de création d’une nouvelle catégorie sociale, le solliciteur d’emploi, qui est à l’origine de notre chômeur moderne. En définitive, ces premières décennies du 20e siècle constituent pour le Canada et le Québec une période embryonnaire façonnant les prémisses de la construction de l’État providence en matière d’assistance gouvernementale à l’emploi.
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25 septembre 2008 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Histoire des sciences économiques québécoises en milieu universitaire : quelques réflexions sur la construction d’une discipline
Conférence de
Jonathan Fournier
La conférence a pour objectif d’analyser le développement des sciences économiques en milieu universitaire québécois francophone de 1939 à 1975. Nous étudierons cet objet particulièrement sous l’angle de l’instrumentalisation de la discipline. En effet, la crise économique de 1929 favorise un rapprochement entre savoir économique et pouvoir politique. Les autorités politiques souhaitent mettre fin à la crise à l’aide d’experts en sciences sociales, particulièrement des économistes. Cependant, cette collaboration entre savoir et pouvoir ne va pas sans problème. Plusieurs économistes estiment que la discipline est à la remorque de l’État et luttent contre son instrumentalisation. Parmi les stratégies déployées pour conquérir cette autonomie, on fait la promotion du professeur-chercheur, qui doit s’investir dans une recherche que l’on qualifie de fondamentale. De nombreuses transformations administratives au sein de l’institution universitaire viennent d’ailleurs appuyer cette orientation, qui annonce le déclin de l’économie appliquée. De nombreux économistes universitaires travaillent à la consolidation de leur discipline et prennent le contrôle d’institutions telles que les revues, associations professionnelles et sociétés savantes. Ces économistes embauchés à la fin des années 1950 et dans les années 1960 font des pressions pour abandonner la tâche de vulgariser les questions économiques pour le grand public, activité fort répandue auparavant. On adopte des structures départementales similaires à celles présentes aux États-Unis, on embauche des professeurs qui détiennent des Ph. D. américains. Il faut désormais un bagage en mathématiques et en théorie économique pour porter le titre d’économiste.
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27 février 2008 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
L’hydro-électricité au Québec avant Hydro-Québec. Les concessions Saguenay-Péribonka dans les années 1890 à 1940
Conférence de
David Massell
Trois énormes réservoirs contrôlent le débit de la rivière Saguenay pour permettre la production d’énergie et de biens manufacturés : le lac Saint-Jean dans les années 1920, Manouane et la passe Dangereuse dans les années 1940.
Que deviendront ces réservoirs ?

Le professeur Massell explore le processus par lequel le Gouvernement du Québec a concédé à des intérêts privés américains le droit de remodeler le bassin de la rivière Saguenay afin d’y favoriser le développement industriel à large échelle, décision qui s’avéra lourde de conséquences, tant pour l’agriculture et l’industrie régionale, que pour l’environnement boréal et les populations autochtones.

Considérées dans leur ensemble, les concessions Saguenay-Péribonka démontrent comment le type de gestion de la ressource hydro-électrique qui prend forme dans les décennies 1920 et 1930 a conduit à la formation d’Hydro-Québec en 1944. L’exposé aborde aussi la question de la conquête de la frontière nordique à la faveur de l’industrialisation hydro-électrique, de même qu’il jette un regard sur les relations canado-américaines.
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14 février 2008 à 12 h
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La jeunesse déviante comme métaphore du changement social : le cas de la Cour des jeunes délinquants de Montréal de 1912 à 1940
Conférence de
David Niget
Dans le cadre d’une recherche doctorale menée sur la Cour des jeunes délinquants de Montréal de 1912 à 1940, fondée sur l’étude systématique des dossiers individuels des jeunes, nous avons pu, au delà du fonctionnement de l’institution, retracer les trajectoires sociales des mineurs appréhendés et de leurs familles. L’étude qualitative des formes de transgression que nous avons mené révèle à quel point la justice des mineurs ne prend en charge, dans l’immense majorité des cas, que des délits bénins, relevant véritablement d’une police des comportements plus que d’une quelconque lutte contre le crime. La « criminalité de la jeunesse », loin de relever d’une posture «antisociale», peut alors être interprétée comme l’expression d’un conflit, d’une contestation des normes, dont la forme est surdéterminée par l’institution judiciaire, mais qui émerge néanmoins comme geste social, culturel, voire politique. Craints et dénoncés comme en voie de dangereuse émancipation, les jeunes, qui restent certes largement dépendants du pouvoir familial, scolaire, industriel, légal, se justifient de cette domination pour réclamer et expérimenter une autonomie qu’ils trouvent d’abord dans cet interstice peu régulé qu’offrent les « loisirs ». Mais en réalité, cet espace social de l’émancipation juvénile s’étend aux pratiques de sociabilité, qui relèvent de plus en plus d’un système clos fondé sur le « groupe de pairs     ». Les prédations collectives, les expériences de séduction, et même les réunions violentes témoignent d’une dimension expressive.
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5 décembre 2007 à 12 h
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L’identité nationale à l’heure de la crise mondialisée du multiculturalisme : réflexions croisées sur le progressisme et le conservatisme
Conférence de
Mathieu Bock-Côté
L’actualité internationale nous permet de constater chaque semaine l’implosion à grande échelle du modèle multiculturel. Une implosion sans précédent qui marque tout autant les sociétés européennes que nord-américaines. Au Québec même, la controverse des accommodements raisonnables aura révélé la crise du multiculturalisme local, qui s’était imposé dans la décennie post-référendaire à travers la conversion de l’identité nationale au pluralisme identitaire, sous le signe du nationalisme civique. Cette implosion révèle au même moment la radicalité du multiculturalisme qui aura bien moins pris la forme d’une simple adaptation des sociétés occidentales à leur « diversité » croissante qu’à un authentique projet politique de conversion des esprits et des institutions conforme à la métamorphose du progressisme tel qu’il s’est redéployé depuis la chute du communisme. À travers cet exposé, c’est la crise désormais mondialisé du multiculturalisme qui nous intéressera, dans une entreprise de cartographie sociologique permettant de voir comment se redessine l’espace politique de nos sociétés sous le signe de leur dislocation symbolique et institutionnelle. Une telle réflexion nous permettra de questionner autrement le clivage entre le progressisme et le conservatisme tel qu’il s’est métamorphosé ces dernières années et tel qu’il se consolide de plus en plus autour des problèmes liés à l’émergence de la société des identités.
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20 novembre 2007 à 12 h
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Peut-on redonner un sens à l’éducation?
Conférence de
Claude Javeau
L’École est en crise. Elle n’échappe pas à la main-mise du Marché. De lien de passation de savoir, elle est devenue celui d’affrontements de diverses natures, qui ont trait aux programmes qu’à leurs modes de transmission, et à la qualité des relations sociales en leur sein. En centrant ses pratiques sur l’élève et non sur les savoirs, elle a écouté les sirènes du pédagogisme. À quoi s’ajoutent la contamination qu’elle a subie de la culture juvénile environnante, et sa soumission au relativisme ambiant. Devant ce constat, comment peut-elle encore remplir ses missions traditionnelles, et notamment celle d’ouvrir les élèves sur les héritages qu’elle est censée défendre ?
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18 octobre 2007 à 12 h
3002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Jacques Cassard, Corsaire et armateur du Roi-Soleil
Conférence de
Philippe Hrodej
Parmi les plus grands corsaires de Louis XIV, Jacques Cassard (1679-1740), au terme d’une brève mais fulgurante carrière, inscrit son nom en lettres d’or dans le livre du passé maritime de la France. À tel point qu’Empires et Républiques s’emparent de ce sombre et vaillant Breton, en font le chef de file des officiers bleus, un héros national ignominieusement méprisé par le pouvoir royal.

C’est oublier le contexte et certaines réalités de l’époque. Cassard, pour être marin, est avant tout armateur, issu du milieu négociant de la Fosse, à Nantes. Au talent, à la bravoure et au dévouement, il faut greffer les systèmes de financements et les obligations de profits. Il est souvent plus aisé de livrer bataille sur mer tant les chicanes sont épuisantes sur le plancher des vaches.

Lever le voile, donner un caractère décidual à l’aura pour mieux cerner la véritable identité d’un homme : cette gageure autorise le voyage, depuis les côtes de l’Irlande à la cité phocéenne, de Bizerte et Constantinople à Suriname, Montserrat ou Curassol. Misère et folie sont au rendez-vous. L’échelle restera simplement humaine, mais le retour aux sources est aussi un périple nécessaire.
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17 avril 2007 à 12 h
2002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Le tabagisme en Nouvelle-France : entre « petun » du pays et tabac du Brésil
Conférence de
Catherine Ferland
Le tabagisme constitue un ensemble très riche de pratiques à la fois sociales, ludiques, médicinales et symboliques. Les manières de consommer le tabac, ainsi que les fonctions et finalités du tabagisme dans la vie quotidienne, se redéfinissent au gré des contextes culturels et des consommateurs. Pratique traditionnelle des Amérindiens, adoptée par les Français dès le milieu du XVIe siècle, l'habitude de fumer se perpétue tout naturellement chez les Canadiens, qui l'adaptent à la réalité coloniale.

Cette conférence propose des pistes pour comprendre le développement du tabagisme au Canada, depuis l'époque des grandes explorations jusqu'à la fin du Régime français. En explorant les diverses phases de la transmission de cette pratique culturelle au Canada, puis en passant en revue les modes de consommation ainsi que les représentations qui les sous-tendent, nous tenterons de saisir comment s'influencent et s'interpénètrent les consommations tabagiques amérindienne et européenne pour finir par construire un tabagisme typiquement canadien.
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15 mars 2007 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Une histoire de la répression des homosexuels au Québec et en France du XVIIe siècle à aujourd’hui
Conférence de
Patrice Corriveau
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18 janvier 2007 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Guerre et profits : la confiscation des profits illicites en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
(1944-années 60)
Conférence de
Marc Bergère
A l’issue des deux guerres mondiales, les autorités politiques françaises ont tenté d’épurer les comptes des citoyens (producteurs et entrepreneurs notamment) qui avaient bénéficié ou profité des circonstances pour s’enrichir. Ainsi, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, cette forme d’épuration, orchestrée par l’Etat sous l’autorité du ministère des finances, vise à frapper au portefeuille par un système d’amendes et de confiscations « tous ceux qui ont édifié des fortunes scandaleuses sous l’Occupation au détriment de la France », c’est-à-dire« les traîtres et les trafiquants du marché noir », pour reprendre l’expression du Conseil national de la Résistance.
Or paradoxalement, alors que cette dernière opération incarne le principal et surtout le plus complet programme d’épuration économique stricto sensu, elle a été très peu étudiée par les historiens et reste donc à ce jour mécon-nue ou plutôt mal connue. C’est précisément cette procédure de justice fiscale que nous proposons d’éclairer à la lumière de sources nouvelles (archives du ministère de l’Economie et des finances -CAEF-) et de recherches encore inédites.
Pour ce faire, après une présentation rapide de l’organisation de la procédure, l'exposé dresse un premier bilan de cette épuration comme phénomène social d’ampleur et durable.
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6 décembre 2006 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
De remarquables méconnues : les intellectuelles de la Nouvelle-France
Conférence de
Chantal Théry
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9 novembre 2006 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Métalexicographie et histoire linguistique au Québec
Conférence de
Jean-Nicolas De Surmont
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18 avril 2006 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
La société des identités. Que reste-t-il de la société comme monde commun?
Conférence de
Jacques Beauchemin
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9 mars 2006 à 12 h
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Pour sortir de l’impasse référendaire
Conférence de
Claude Bariteau
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2 février 2006 à 12 h
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Jules Fournier, notre Voltaire
Conférence de
Danièle Letocha
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15 décembre 2005 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Les désordres du couple : divorces et déchéances paternelles dans la France rurale au début du XXe siècle
Conférence de
Martine Cocaud
C’est dans le cadre des relations intimes entre maris et femmes que se dé�nit une grande part des identités. Les jugements de divorce conservés depuis 1884 ouvrent à l’historien une brèche pour entrer dans ce monde intime ; ils peuvent constituer une connaissance en négatif de l’image normative du couple. Ils permettent de sortir de l’ombre «les sans grade de la condition féminine» comme le formule Anne-Marie Sohn mais aussi «les sans grade de la condition masculine» dont la vie intime est encore plus mal connue. Le divorce est aussi une affaire de société qui s’exprime à travers les témoignages des proches ou des autorités. Les jugements de divorce sont donc bavards et apparaissent comme des lieux d’interaction entre la sphère publique et la sphère privée. Ce sont ceux prononcés dans la première moitié du XXe siècle, dans l’Ouest de la France, que nous utilisons pour notre étude.
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8 décembre 2005 à 12 h
1002, pavillon Ringuet, Université du Québec à Trois-Rivières
 
Quel rôle pour l’histoire? La contribution potentielle de la géographie historique au développement durable des marais intertidaux de l’estuaire du Saint-Laurent
Conférence de
Matthew G. Hatvany
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13 octobre 2005 à 12 h
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Pratiques chamaniques et rituels de divination dans l’Arctique canadien
Conférence de
Frédéric Laugrand
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Le CIEQ-UQTR propose
une série de conférences
qui ont généralement lieu
le jeudi

Les invités, provenant de
divers horizons disciplinaires, présentent des sujets variés.
La conférence, qui dure environ quarante-cinq minutes, est suivie d’une période d’échanges de même durée.

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